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Les loups amoureux

Anders et Rose sont les meilleurs amis du monde depuis des années. Il lui raconte ses plans cul gay et elle lui confie ses folies bisexuelles. Ils partagent tout ou presque !
Aujourd’hui après un trio avec Diane, l’amie que Rose héberge, une question s’invite : et s’ils étaient amoureux ?
Un conversation s’impose…

 

– Quoi que nous fassions je ne veux pas te perdre. D’une façon ou d’une autre, je te veux dans ma vie. Tu es mon meilleur ami et je tiens vraiment à toi.
– On s’aime, Rose, tout simplement.
– Oui, mais… pas comme… un couple ?

Je prononce ces deux mots avec un sourire. Nous sommes voisins, confidents de stupre et maintenant un couple hétérosexuel ? Comme toujours, Anders est la voix de la sagesse :
– Et si l’on ne décidait rien ? On vit au jour le jour sans se poser de question. Tu veux un homme ? Tu le prends. Je veux un homme aussi ? Je fais pareil.
– Autant prendre le même homme.
– Et le sucer à deux ?
– Même se faire prendre à deux.
– Mais j’adorerais.
– Et Diane ?
– Elle est avec nous. On prend soin d’elle tant qu’elle en a besoin.
– Je t’aime.
– Tu sais Rose… Nous deux, j’y pense depuis longtemps. Je crois que nous ferions un formidable couple. J’avais envie de toi depuis longtemps mais je n’osais pas te le dire. Je t’aime ! Et j’ai très envie faire l’amour avec toi.
– Oh merde Anders ne me dis pas des choses comme ça. J’ai peur que tu disparaisses, moi. Je ne t’espérais même pas comme plus qu’un ami. Et puis tu es homo, je te signale.
– Je le suis, oui.
– Et tu veux me faire l’amour.
– L’amour, oui. Je bande d’amour pour toi. Je suis homosexuel ascendant toi.
– Alors tu resteras ?
– Oui.
– On aimera Diane aussi ?
– Diane et moi t’aimerons.
– On baisera des types ?
– Oui, ensemble.
– Et des filles, aussi ?
– On niquera le monde. Et si le monde nous ennuie, on se passera de lui.
– Nous sommes cinglés, tu le sais ?
– Ou bien absolument sensés.
– Viens…

Je l’amène vers ma chambre et nous nous allongeons sur mon lit. Il se couche sur moi et nous nous embrassons. Longuement. Nos langues se mélangent, je bois à sa bouche, il respire mon souffle. Nous sommes nus. Ce baiser est tendre et passionné à la fois.
Il descend vers mes seins.
Je désire tant sa bouche que j’halète. Il vient à mes tétons et les mordille doucement. Je gémis. Il prend son temps et va d’un mamelon à l’autre tout en me caressant.
Il descend vers mon ventre, lentement. Il dessine son trajet de la pointe de sa langue. Je suis parcourue de frissons, je le désire tant !
Alors je pose mes mains sur ses épaules et écarte mes cuisses. Je sais qu’il n’a jamais approché de sexe féminin et je m’offre à sa vue. Il me regarde. Il prend son temps.
Il pose un doigt sur mon pubis et descend vers ma fente qu’il longe jusqu’à mon anus, libérant le liquide de mon envie de lui. Il ne me pénètre pas et embrasse l’intérieur de mes cuisses. Je gémis, je me sens partir…
Il embrasse ma vulve juste sur mon clitoris. Je tressaille. Je crois que ma chatte a sa vie propre : elle tremble, vibre et brûle. Elle coule pour Anders, elle va crier Prends-moi !
Il me lape, plusieurs fois. Je retiens mon souffle sinon je vais jouir. Mes mains se serrent sur ses épaules. Y sent-il un signal ? Il introduit sa langue et la plonge au plus profond de moi. Ses lèvres épousent mes lèvres et son nez frotte mon clitoris. Je saisis sa tête et il durcit sa langue. Cette fois je respire et gémis en ondulant du bassin. Il s’accroche à mes hanches et me suit. Sa langue dure me fouille. Je crie et plus je crie, agrippée à sa tête, plus il s’active en moi. Il me boit, il me gobe. Il utilise sa langue comme si elle était son sexe. Il la fait aller et venir en moi par des mouvements de tête. Je m’écartèle. Il rentre, il sort, il fouille à gauche, à droite, en haut en bas et ses lèvres et son nez participent à tout ça.
Il me fait l’amour avec sa tête toute entière.
Je hurle comme un loup qui appelle sa meute, emportée par un orgasme sauvage. Je tremble de tout mon corps, peine à reprendre mon souffle. Des larmes inondent mes joues.
Anders lève la tête et vient m’embrasser. Nous nous accrochons l’un à l’autre sans nous quitter des yeux. Je lèche les liqueurs qui maculent son visage. Nous mélangeons nos fluides dans un baiser vorace.

Sa queue est entre mes cuisses. Il bande comme un fou. Mes jambes entourent son corps et je presse ses fesses contre moi.
Son gland se présente à mes lèvres. Nous nous regardons avec intensité. D’un imperceptible signe te tête je l’encourage. Viens… Il pousse sur mes lèvres qui s’ouvrent. Je l’avale. Il est là. En moi. Je me serre sur lui, mon vagin se contracte puissamment sur sa verge.
Alors il me baise. Donne des coups de reins. Je ne sais plus où je suis, seulement avec lui, nous flottons, seuls au monde dans un ciel de jouissance. Des coups de reins plus forts. Je râle, je dis oui. J’ai besoin de vigueur, je veux le sentir fort. Ma fougue le transporte alors il me pilonne. Je veux tant le tenir que je griffe son dos quand je sens qu’il durcit et tremble avant de jouir. Je serre mes cuisses sur lui pour le garder en moi et son sperme me remplit.

Nous nous sommes trouvés.

 

/ Photo : Les nuits fauves – Cyril Collard – 1992 /

La vie entière

Carmen vient de vivre deux événements traumatiques : elle a subi une agression et a été témoin de la mort d’un homme. Son meilleur ami s’est précipité pour la retrouver.

J’entends une voiture se garer, je cours ouvrir la porte. C’est Nils ! Il jaillit hors de l’habitacle et je me jette dans ses bras. Mon Dieu que c’est bon de le retrouver ! Je me sens entourée, en sécurité, à ma place dans ses bras. Après les événements que nous venons de vivre le contact de son corps arrive comme un point final. Je le regarde en souriant. Il semble aussi ému que moi. Je crois qu’il a eu peur. Et, tout naturellement, pour la première fois depuis toutes ces années, nous nous embrassons.
C’est doux. Il a les lèvres moelleuses et la langue audacieuse. Il pénètre ma bouche et je le visite. Son baiser semble me dire « je suis là, maintenant ».

Je me serre contre lui. Je pose mes mains sur la cambrure de ses reins, je prends ses hanches et mesure son dos. J’embrasse son cou au parfum qui me chavire et nos lèvres se retrouvent. Je sais que je suis la première femme qu’il découvre ainsi et ça m’excite. J’en oublie qu’il est venu parce qu’Alix et moi avons frôlé un drame et que le bourreau est mort. Je veux le caresser encore et lui donner davantage.
— Viens, entre.

A peine la porte refermée, nous nous attrapons à nouveau. Le désir est lâché. Je tire sur sa chemise pour la sortir du pantalon et glisse mes mains en dessous pour caresser son ventre puis sa poitrine. Quand je touche ses tétons il soupire. Alors je pince un peu. Sourires complices. Tu aimes ça alors ? Comme moi ?
— Oh Carmen, j’ai eu peur. Et que c’est bon de t’embrasser enfin.
Il pose une main sur mon sein. Il en appréhende les contours comme une pièce fragile. Je déboutonne ma kurta et dévoile mon buste strié de lignes pourpres.

Nils pousse un cri. Il a le visage défait devant mon corps. Il semble autant bouleversé par ce premier désir qu’il est déchiré en deux en constatant les violences subies. Je veux le rassurer.
— Ne t’inquiète pas. Je n’ai presque plus mal. C’est Alix qui est blessée.

— Où est-elle ?

— Dans ma chambre. Elle dort.

Nous sommes donc seuls… Il me serre tendrement contre lui. Je ne veux plus qu’il me lâche. Je veux me fondre à lui, blottie dans son étreinte. Il bande, je taquine :
— Tu bandes pour une femme, toi ?
— Je ne bande pas pour « une femme », Carmen. Je bande pour toi.
Son regard ne trompe pas. C’est une déclaration d’amour. Je sens mon cœur se dilater. Un mélange de joie, de paix, de désir brut. Un sentiment de complétude. L’évidence. Alix et Nils, mes amours. C’est un Eurêka : l’amour que je cherchais, je l’avais dans ma main. Mon Alix chérie et Nils, mon havre de paix. J’aime l’audace d’Alix et le goût de Nils pour les hommes. Lui, il apprécie que je me sente désirable. Chacun de nous regarde la sexualité de l’autre avec un amour tendre.

Je comprends que nous parlerons des événements plus tard et je retire ma kurta. Je me présente à lui seulement vêtue de mon short en toile. Il se met torse nu. Nous nous regardons. Je suis attendrie par la peau de sa poitrine, si blanche et d’un aspect très doux.
— Tu veux bien te tourner pour que je te regarde ? me demande-t-il doucement.
Je tourne sur moi-même. Il souffle un « le salaud ! » en découvrant mon dos lacéré par les morsures du cuir mais je reviens vers lui et pose mes doigts sur sa bouche.
— Chut… J’aimerais que l’on s’allonge, je veux être contre toi.

— Viens.

Il prend ma main et me guide vers le canapé. Il connaît la maison pour être venu souvent. Je m’allonge sans le quitter des yeux.
— Tu es belle…
De la pulpe d’un doigt, il caresse mon visage. Quand il vient à mes lèvres, je le prends dans ma bouche et suce son index, aspirant deux phalanges.

D’un doigt mouillé il caresse un sein, puis l’autre. Je me cambre et soupire sans le quitter des yeux. Il approche son visage. Je sens son souffle sur mon téton tendu.
— Je peux l’embrasser ?
— Oui. J’ai envie.
Alors il se penche et lèche doucement la pointe érigée. Je gémis de plaisir. Il me prend dans sa bouche et me suce avec de doux va-et-vient de ses lèvres autour de mon téton. Puis il recouvre mon sein meurtri de la paume de sa main et offre la même caresse à côté.

Il prend son temps. Il me touche à peine.

Je me sens partir, la tête légère et le souffle court.

Il glisse vers mon ventre. J’ondule des reins et soulève mes hanches. Il ouvre le bouton et fait glisser mon short le long de mes jambes, en laissant ma culotte sur ma vulve battante de désir.

Il pose la pointe de son doigt sur le tissu en coton et longe ma fente qu’il trouve toute mouillée. Il remonte à la jointure de mes lèvres jusqu’à sentir mon clitoris tendu. Je pousse un faible cri. C’est là. Reste là.

Alors il appuie sur ma culotte mouillée et décrit des petits cercles sur l’organe érectile. Je vais jouir. Je suffoque. Je cherche à le saisir. Il ne me touche que de la pointe du doigt. Il continue son mouvement, appréciant le clapotis de ma chatte gluante. Il semble fasciné et murmure « merci ».

Je réponds en un long gémissement qui me projette sur lui. Nous nous écroulons l’un sur l’autre en nous embrassant passionnément, lui, pantalon fermé et moi en slip de petite fille.

Il nous faut quelques minutes pour retrouver l’usage de la parole. La tête posée sur sa poitrine, je caresse son torse.
— C’est la première fois que tu caresses une femme ?

— Oui. Je n’en avais jamais éprouvé le désir avant toi.

— Et de la pointe du doigt, tu viens de me faire jouir.

— Je suis désolé.

— Tu peux. Ton sexe m’est inconnu et tu me voles un orgasme.
Il s’écarte un peu de moi et, d’un regard complice, m’indique que la voie est libre.

Je le caresse à travers la toile du pantalon. D’abord ses cuisses puis ses aines et son pubis. J’évite le pénis pour exciter ma propre curiosité. Sera-t-il très dur ? Épais ? Court ? Comment seront ses couilles ? Petites et resserrées ou larges, étalées ? Est-il rasé ou aux poils naturels ? Il ferme les yeux et m’ouvre le passage en écartant une jambe. Je vais entre ses cuisses. Il est brûlant.

Je n’y tiens plus et remonte ma main. Je trouve une bite aussi dure que du bois. Une gerbe d’étincelles explose dans mon ventre. J’aurais pu jouir seulement de le toucher. Mais je veux prendre mon temps car je sais l’instant précieux tout autant qu’il est fou, vu ce qui vient d’arriver.

Nils caresse mon bras avec une douceur qui me fait frissonner. Ai-je déjà été caressée par un homme avec tant de tendresse ? Je ne m’en souviens pas. J’appuie ma main et il avance son bassin pour me rendre la pression. Je le branle à travers la braguette fermée et j’avance ma bouche vers son ventre sans oser davantage. Aimera-t-il ? Ferai-je bien ? Me veut-il vraiment ? Avons-nous raison de nous laisser aller ainsi alors qu’un homme est mort ?
— Tu veux la prendre dans ta bouche, Carmen ?

— Oui !
Alors il se lève. Debout, près du canapé, il ouvre sa ceinture et sort sa queue. Avec des gestes simples et le regard paisible. Il ne renie pas notre complicité. Je me redresse et admire le spectacle de sa belle verge dressée devant un pubis fourni. Je pense qu’il fait de même avec les hommes de passage. Il s’offre sans chichi. Ça me rend dingue. Je ne veux pourtant pas être comme ces amants volatils, un orifice buccal qui offre le soulagement d’une éjaculation. Tant pis pour les circonstances qui n’appellent pas au sexe, j’ai besoin de poursuivre, Nils m’offre l’oubli et ça n’a pas de prix.
— Approche, que je t’admire.
Je lèche la hampe de sa verge lentement, en suivant une ligne ascendante qui va des bourses jusqu’au gland. Je décide d’être à ce que je fais, juste dans cet instant, avec lui. Que tout ce qui a trait au sadomasochisme et aux horreurs d’hier soir disparaissent. Seul compte ce sexe magnifique qui se dresse devant moi. D’ailleurs il tressaille et une goutte transparente perle à son urètre. Je recueille le liquide du bout de mon doigt et le goûte. Est-ce parce que j’aime l’homme ? Le goût est délicieux.

Je ne peux plus attendre. Je veux qu’il me pénètre. Je veux Nils en moi pour oublier le reste.

J’ouvre la bouche.

Il s’avance et s’enfonce.

Je prends tout et appuie sur ses fesses pour qu’il vienne davantage. C’est comme une danse. Il balance ses hanches pour entrer et sortir. Quand il appuie au fond de ma gorge je lève les yeux vers lui : il semble extatique. Alors je prends sa main et la pose sur mon sein sans cesser de le sucer. Il serre entre ses doigts le globe lourd et ralentit le mouvement dans ma bouche. Je veux qu’il gicle. Je veux voir son plaisir ! Alors je l’enfonce jusqu’à ouvrir ma gorge, ignorant le hoquet mécanique qui secoue mes épaules. Il se retire doucement, referme son pantalon et se penche vers moi.
— Pas maintenant…

— Quand ?

— Nous avons la vie entière.
Il revient près de moi et m’enlace. Je me cale entre ses bras et nous ne parlons plus. Il caresse mes cheveux et je parcours sa peau. Je crois que j’oublie tout jusqu’à ce que la voix d’Alix résonne dans la pièce.
— Vous êtes beaux, tous les deux.
Nils semble surpris et j’éclate de rire. Alix porte une chemise ouverte sous laquelle elle est nue. Je remarque tout de suite que la médaille ne pend plus à son sexe.
— Toi aussi tu es belle.

— Je peux venir avec vous ?
Je consulte Nils du regard. Il sourit et ouvre les bras.

Elle vient se lover contre moi comme à son habitude. Nous nous embrassons longuement et il caresse nos épaules. Elle câline mon sein et prend la main de Nils qu’elle pose sur le sien. Visiblement elle recherche l’oubli, elle aussi. Il bande. Je crois que nous sommes fous. Je le veux. Je libère sa queue et la reprend en bouche, rejointe par mon amie. C’est si doux ! Nous mélangeons nos lèvres et nos langues sur la verge érigée. Une réconciliation avec le sexe mâle. Nous l’enfonçons en bouche chacune à notre tour, nous embrassons encore et suçons à nouveau. Cette fois Nils ne m’échappera pas et j’accompagne ma fellation de caresses sur ses couilles. Alix se glisse derrière moi et baisse ma culotte. Elle écarte mes fesses et me lèche l’anus ! La bouche pleine du sexe de Nils, je grogne de plaisir. Il se retire, veut-il entendre mes cris ?

Le voyant approcher et comprenant avant moi, Alix crache sur mon anus qu’elle vient de préparer et il se présente, me tenant par les hanches. Je m’ouvre sur sa queue en pensant « je les aime ». Il s’enfonce. Je cherche Alix du regard et elle vient devant moi. Elle m’embrasse. Elle et moi, nous savons. Nous rejouons la scène et ça se finira bien. Nils m’encule comme Roman hier soir. Mais sa manière de faire est à l’opposé. Il me laisse l’accueillir progressivement jusqu’à ce que je réclame davantage de force. Je tends une main vers lui et cherche Alix de l’autre. Puis, quand nous sommes tous trois liés comme une ronde, il accélère le rythme. Alix nous encourage de mots crus et aimants. Je suis au Paradis, voilà ce que je veux ! Quand Nils se raidit, aux prémices de l’orgasme, j’enfonce mon visage entre les cuisses de la femme que j’aime pour étouffer mes cris sur sa chatte adorée. Il se retire à temps et gicle sur mon cul.

Nils et moi nous écroulons de part et d’autre d’Alix, à bout de souffle. Je les regarde, ils sourient. L’une, tendrement et l’autre béatement. Mes amours ! Mes amours fous !

Je recueille le sperme qui coule sur mes fesses et le goûte. J’en prends encore et le porte à la bouche de mes amants qui lèchent mon doigt tendu.

Le retour à la réalité est brutal : le téléphone de Alix sonne. C’est la gendarmerie. Il faut passer les voir.
— Tu veux qu’on vienne avec toi ?
— Non merci, ça ira. Je me sens bien.

— N’hésite pas à appeler, on est là.

— Promis. Restez tous les deux. Je penserai à vous et ça me donnera des forces.
Elle s’habille et part après nous avoir embrassés sur les lèvres.

[ Photo : https://www.lesinrocks.com/2014/11/09/web/actualite/plan-trois-desormais-il-y-application-ca/ ]