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L’accident

Une lueur de phares éclaira la maison. Madeleine et Alexandre échangèrent un regard inquiet. Personne ne venait la nuit au petit mas : cette visite nocturne était de mauvaise augure. Une voiture se gara dans la cour. Comme si elle s’enfuyait, la propriétaire des lieux grimpa l’escalier jusqu’à la chambre pour se vêtir davantage pendant que son ami ouvrait la porte.
Elle sentit son sang se glacer lorsqu’elle entendit une voix inconnue demander avec assurance :
– Madame Galthi est là ?

Elle enfila une robe et descendit pieds nus. Son coeur s’arrêta devant la scène. Dans l’entrée, sa meilleure amie était là, dans les bras d’Alexandre. Près d’eux, un gendarme patientait.

Le mari d’Anouk avait eu un accident. La voiture venait d’être découverte au port. Il fallait que l’épouse se rende sur les lieux et elle souhaitait que Madeleine l’accompagne. Acceptait-elle ?
– Bien sûr. Mon ami peut-il venir ?
– Oui, hâtez-vous. Prenez votre véhicule et suivez-nous.
– Anouk monte avec nous.

Quelques instant plus tard, Alexandre conduisait derrière le gyrophare. A l’arrière, les femmes enlacées chuchotaient.
– Que s’est-il passé ?
– Je ne sais pas ! Il m’avait envoyée à l’épicerie !
– Pour faire des courses ou pour être baisée ?
– Devine…
– Le salaud.
– C’est l’épicier qui a vu les gendarmes devant chez moi. Nous avons prétendu que j’avais une panne de gaz et qu’il s’apprêtait à me livrer une bouteille.
– D’accord. Et ton mari, il était parti où ?
– Je ne sais pas ! Quand il m’envoie chez quelqu’un je n’ai pas le droit de le contacter. C’est lui qui appelle les gens pour leur dire de me renvoyer à la maison.

Ils arrivèrent au port. La voiture était encastrée dans un rocher, au début de la jetée. Tout l’avant du véhicule semblait avoir disparu. Des lumières tournoyaient, SAMU et pompiers s’affairaient sous les regards d’effroi de quelques habitants. Un gendarme s’avança vers Anouk.

– Madame, les jambes de votre mari sont retenues dans le moteur. Sa tête a heurté le volant, il n’était pas attaché. Il roulait vite, le choc a été violent.
– Il met toujours sa ceinture.
– Je suis désolé, madame. Les secours ont fait le maximum.
– Mais. Il est…
– Nous pensons qu’il est décédé sur le coup.

Anouk encaissa. Elle serra les dents, son visage entier se contracta. Madeleine lui prit le bras et la sentit raidie.
– Il y a autre chose, madame. Votre mari n’était pas seul. Nous avons identifié la passagère. C’était sa secrétaire.
– C’était ?
– Elle n’a pas survécu non plus.

La jeune veuve releva le menton. Ses yeux semblaient plus gris que jamais. Elle inspira profondément et dit d’une voix blanche :

– Je dois aller voir, je suppose ?
– Il faut reconnaître le corps de votre mari. Vous pouvez le faire après la désincarcération si vous préférez mais pour les besoins de l’enquête il est souhaitable de le faire maintenant.
– J’y vais.
– Attendez, une dernière chose. La passagère avait sa tête au niveau du bas-ventre de votre mari au moment du choc et… elle s’y trouve encore.
– J’ai compris.

Madeleine ne pouvait plus bouger. Elle regardait Anouk, plus digne qu’une reine, marcher vers l’épave, les cadavres, les lumières aveuglantes et les odeurs atroces. Elle la vit se pencher vers l’intérieur du véhicule, observer le spectacle macabre pendant quelques secondes, se redresser et répondre aux questions policières en hochant la tête. Puis aux mêmes pas réguliers, comme flottant sur le sol, elle revint vers ses amis et leur dit simplement :

– On peut partir.

 

Ils passèrent le reste de la nuit tous les trois au petit mas. Anouk ne pleurait pas. Elle était droite et semblait sous le choc. Elle accepta du vin et fuma les cigarettes d’Alexandre. Elle listait les démarches à accomplir pour les obsèques et s’inquiétait de faire disparaître de chez elle toute trace de sadomasochisme. Elle répétait que les preuves de son esclavage devaient être effacées, comme si elle voulait préserver la mémoire de son mari des noirceurs domestiques.
Personne n’osa évoquer explicitement l’horrible circonstance de la mort des victimes tuées par l’accident en pleine fellation.

– Tu savais pour ton mari et sa secrétaire ?
– Je savais qu’elle le voulait mais pas qu’il la voyait.
– Anouk… ça va aller ?
– Bizarrement, je crois que oui.
– Si je puis me permettre, répondit Madeleine, ce n’est pas si bizarre. Il te torturait et te faisait violer. Qu’il aille au Diable.
– Je sais que tu penses ça… mais j’étais d’accord. Et je l’aimais.
– Fallait-il que tu l’aimes !
– Je n’aurais jamais pu mettre un terme à notre histoire. Mais j’étais fatiguée, Madeleine. Je vais te faire un aveu terrible : je suis soulagée qu’il soit mort. Il n’y avait pas d’autre issue pour moi.

La débutante (3)

Lire La débutante (2)

 

Margaux était allongée nue, comme une écartelée, dans une chambre d’hôtel, avec Pierre vêtu.
Il était laconique, donnant des ordres brefs, en dégageant les cordes fixées aux pieds du lit. Elle devait être calme, détendre ses bras ouverts et offrir son sexe au regard du Maître, qui ne s’y attardait pas.
Lorsque les quatre liens libres furent déposés aux coins du lit, il expliqua qu’il pourrait l’attacher mais ne le ferait pas. Il voulait juste qu’elle sente la possibilité de l’entrave. Il déposa deux liens dans les mains de Margaux, qui crispa ses doigts sur le chanvre. Il vint vers les pieds de sa gisante en renouvelant son ordre :

– Ne me regarde pas.

Les yeux fixés au plafond, elle sentit les liens s’enrouler sans serrer, une seule fois autour de chacune de ses chevilles. D’un battement de jambe, elle serait libérée. Mais uniquement centrée sur la voix de Pierre et chacun de ses gestes, elle ne songeait pas à la liberté. C’était tout le contraire. Elle était là, si nue, si vulnérable ! Elle désirait qu’il la guide, la prenne, que ce soit par douleur ou par humiliation, peu importait : tout, mais pas cette solitude.

Elle entendit tinter le verre d’un flacon. Un poison ? Evidemment qu’il pourrait la tuer. Les bungalow du parc étaient loin les uns des autres. Elle aurait pu crier sans alerter personne. Fixant toujours la peinture pisseuse, Margaux discerna le son de l’ouverture d’un bouchon et un petit glouglou.

Pierre frottait maintenant ses mains l’une contre l’autre, comme pour les réchauffer, et les posa sur les jambes de la captive. Dans un mouvement lent et parfaitement symétrique, il remonta ses paumes vers les cuisses ouvertes, étalant une huile de massage au parfum d’abricot. Margaux inspira longuement et ferma les yeux. Elle souriait.
Jambes, cuisses, hanches, flancs et bras… il découvrait les contours du corps de la soumise.
Epaules, nuque, cou… il prenait possession, disait : « tu es à moi ».
Contours de la poitrine et seins à pleines mains. Tétons pincés entre les ongles « oui, tu jouiras ».
Margaux gémissait de plaisir sous les caresses huilées et voulait serrer les cuisses sur sa chatte palpitante pour contenir sa mouille.
Cercles de mains à plat sur le ventre assoupli et taille enserrée, « je te tiens, tu ne tomberas plus ».
Sexe pris fermement, et doigts qui le pénètrent, « je décide ton plaisir ».
Elle s’ouvrait, elle l’accueillait en elle. Il prenait tout. Deux doigts ne suffisaient pas, trois et puis ensuite quatre écartèrent Margaux comme aucune main, jamais. Allées-venues précises, vrilles et poussées s’alternaient. Plus elle avalait la main, plus elle voulait la prendre. Devenant animale, elle s’enfonçait elle-même, avec des gémissements rauques.
– Doucement. Laisse-moi faire.

Elle détendit son corps et il ouvrit le pot à l’inscription criarde. Et c’est la main enduite d’une crème blanchâtre qu’il revint vers le sexe béant de l’amante. Elle sentit au contact du baume la chaleur envahir ses entrailles avec les doigts, la paume repliée et puis enfin le pouce introduits dans son ventre.
Une vibration de plaisir parcourut Margaux et grandit comme un tremblement de Terre, main d’homme dans l’épicentre. Sa gorge se serrait, ses yeux se révulsaient. Un orgasme puissant la secoua entière, elle poussa un long cri, avant de s’écrouler.

Pierre retira sa main et partit se laver à la salle de bain. Ensuite, il retrouva Margaux, pliée en chien de fusil, tout au milieu du lit, visage caché dans les bras.

Il s’assit près d’elle et caressa ses cheveux, ses bras, son dos.
Elle bougea juste un peu, pour poser son front sur la cuisse de son Maître.

Ils restèrent longtemps ainsi, en silence.

Le pacte était signé.

Signes de soumission (10/10)

Margaux et Alexandre ont rendez-vous aux Caves de la Maréchale, leur restaurant préféré.
Pas une semaine ne passe sans qu’ils ne se retrouvent.

Elle a changé. Une femme sûre d’elle a éclos quand la soumise s’est ouverte. Aujourd’hui elle connaît son pouvoir et ne veut plus de Maître.

Il savait depuis le premier jour que la partie se terminerait vite et n’en conçoit aucune amertume. Il a vu cette femme passer de proie sauvage à animal dompté, explorant les plus sombres fantasmes avant de s’apaiser. Il savait le chemin de la soumission et contrairement à ses dires, il n’avait jamais été guidé par son plaisir personnel mais bien par la progression de Margaux vers ses pires limites. Il l’avait amenée au plus loin via les plaisirs les plus intenses, tout en veillant sur elle.

Aujourd’hui elle arbore un nouveau bracelet d’argent : trois spirales s’entrecroisent sur son poignet.

– Vous êtes très belle, Margaux.
– Merci. Vous vous souvenez du premier fouet ?
– Comment oublierais-je ?
– C’était il y a un an jour pour jour.
– Alors, champagne !
– Avec plaisir ! J’avais aussi une autre idée.
– Je suis toute ouïe, ma chère.
– Je voudrais qu’à votre tour vous me fassiez confiance et me suiviez chez moi.

*****

Signes de soumission (9/10)

Lire le chapitre 8

Auteur invité : FetishBar

Alexandre laissa Margaux se remettre de ses émotions. Pendant deux semaines il n’imposa comme contraintes que les tenues à porter, l’obligation de se masturber une fois par jour et uniquement sur le lieu de travail. Margaux avait pour ordre de lui envoyer les preuves photographiques de sa bonne conduite. Alexandre la remerciait de manière très brève, sans évoquer un prochain rendez-vous. Pourtant Margaux gardait en mémoire ses dernières paroles quand elle avait subi le feu de la cravache « Je pense que vous êtes prête pour une première séance. ». Jour et nuit, elle retournait cette phrase dans tous les sens. Jusqu’où Alexandre voulait-il aller ? Quelles épreuves l’attendaient ? Margaux en était réduite à consulter fiévreusement les sites de soumises qui témoignaient fièrement comment elles avaient surmonté leurs peurs et supporté la morsure du cuir ou la brûlure de la cire.

Un soir, un message laconique apparut sur le smartphone de Margaux : « Soyez chez moi samedi 20 à 19h ». Aucune autre consigne n’était donnée, Margaux avait dix jours pour réfléchir à sa tenue, se remémorer la façon de se présenter et surtout angoisser sur le déroulement de cette soirée. De sa première rencontre, elle avait retenu qu’elle ne devait plus porter de dessous, ses seins, son sexe comme son anus devaient être immédiatement accessibles aux envies d’Alexandre. Elle avait ensuite retenu comment se tenir devant lui et elle s’exerça devant le grand miroir fixé dans l’entrée. Mais elle s’aperçut qu’elle n’avait exprimé aucune limite, elle imagina le pire, se vit lacérée et sanguinolente mais elle n’osa pas écrire à Alexandre et lui faire part de ses réticences. Advienne qui pourra, sa fierté l’empêchait encore de se mettre totalement à nue.

Le week-end et la semaine s’écoulaient lentement. Margaux avait du mal à se concentrer à ses tâches quotidiennes. Alexandre lui manquait d’autant qu’il jouait les abonnés absents depuis son message envoyé le lundi : «Je vous interdis de vous caresser jusqu’à samedi. Souvenez-vous, je vous avais écrit que vous connaîtriez le manque en mon absence. Nos retrouvailles n’en seront que plus vives. Inutile de m’écrire, je ne vous répondrai pas .»
Désorientée Margaux aurait voulu lui dire combien l’absence de ses ordres rythmant sa journée la rendait folle. Elle aurait voulu dire qu’elle rêvait de s’agenouiller devant lui et porter son collier toutes les jours même si elle devait le payer par les sévices les plus affreux.

Elle arriva chez lui haletante et excitée. Même partie de bonne heure de chez elle, Margaux s’était fait surprendre par la densité de la circulation et avait cru ne jamais arriver à l’heure. Évidemment, il n’y a que dans les films que l’on trouve une place libre immédiatement. Elle avait dû tourner plusieurs fois avant de pouvoir se garer. Il ne ne lui restait plus que quelques minutes pour se présenter devant Alexandre qu’elle savait à cheval sur la ponctualité.
Elle sonna et décida d’elle-même de s’agenouiller devant la porte, le ventre noué, le cœur battant la chamade.

– Chère Margaux, quel magnifique spectacle vous m’offrez, dit Alexandre en la voyant. Mais relevez-vous donc et entrez !
– Mais, mais vous ne me demandez pas de me dévêtir ? dit Margaux décontenancée.
– Nous sortons chère Margaux et je n’ai pas l’habitude d’exhiber mes soumises nues dans la rue. Je préfère des lieux plus discrets. Ne restez pas ainsi, entrez vous dis-je !

Alexandre fit avancer Margaux dans le salon, et une fois sa veste retirée, la fit tourner deux fois sur elle-même :
– Vous êtes magnifique avec ce haut à demi-transparent et cette jupe vous va à ravir. Soulevez-la donc. Oh encore mieux, vous êtes allée chez l’esthéticienne ! Vraiment vous êtes une soumise modèle. Mais j’oublie tous mes devoirs. Asseyez vous donc dans ce fauteuil votre jupe relevée. Vous craignez de la froisser ? Alors retirez-là, nous sommes entre nous.
Margaux se retrouva assise à demi-nue face à Alexandre, sans trop savoir quoi faire. Leur rencontre ne prenait pas la tournure qu’elle avait imaginée
– Posez vos jambes sur les accoudoirs, demanda Alexandre, voilà très bien ! Vous allez vous caresser, oui maintenant devant moi ! Mais attention, vous vous arrêtez dès que vous sentez votre sexe s’humidifier. Vous ne devez pas jouir.
Margaux s’exécuta rougissante, caressant d’abord ses lèvres puis son clitoris, puis glissant deux doigts dans son sexe. Sa vulve gorgée de sécrétions s’ouvrit rapidement, Margaux sentait monter une vague de plaisir quand Alexandre lui ordonna de retirer ses doigts de son sexe.
– N’allez pas plus loin et glissez ceci dans votre vagin !
– Qu’est-ce que c’est ? demanda Margaux
– Un œuf vibrant que je peux commander à distance. Vous verrez cet petit jouet très discret vous donnera beaucoup de plaisir.
– Je dois le garder toute la soirée ?
– Évidemment, ce qui est excitant c’est que vous ne saurez jamais quand je déciderai d’actionner la télécommande ni quelle seront les forces de vibrations. Mais pour l’instant retournez-vous et mettez vous à genoux sur la fauteuil.
Margaux obéit , curieuse de connaître la suite. Elle sentit un doigt appuyer sur son anus et enduire sa corolle de gel. Elle se contracta au contact d’un objet froid qui forçait le sphincter et investissait son fondement.
– Détendez-vous, je vous pose le plus beau des bijoux. Voilà qui est fait. Vous pouvez vous relever. Allez vous voir dans la glace.

Le dos à la glace, Margaux se tourna en se penchant pour apercevoir ce qui investissait son anus. Elle ressentait comme une gêne qui restait supportable.
– J’en ai presque terminé. Retirez votre haut et prenez la posture que vous devez connaître.
Margaux se figea, reprenant scrupuleusement la position répétée tant de fois chez elle tandis qu’Alexandre s’emparait de ses seins, faisant rouler les tétons entre ses doigts . Il sortit de sa poche une chaînette métallique qui se terminait avec des attaches en caoutchouc. Il les fixa aux tétons durcis en s’aidant des petits anneaux coulissables, conçus à cet effet.
– Vous pouvez vous rhabiller Margaux et remettre votre veste, nous partons, je vous attends dans l’entrée.
Margaux avait à peine remis sa jupe qu’elle sentait les premières vibrations prendre progressivement de l’importance. Saisie par l’onde qui se propageait dans tout son corps, elle eut du mal à finir de s’habiller. Quand elle eut rejoint Alexandre à la porte, les vibrations cessèrent.
– Un bel objet de plaisir, n’est-ce pas Margaux ? lui dit Alexandre les yeux rieurs.
– Oh oui Monsieur, répondit Margaux, le souffle encore court.
– Nous allons à pied, venez chère Margaux !
Marchant à côté d’Alexandre, elle apprivoisait ce qu’elle allait devoir porter tant que son maître lui dirait. Elle savait très bien que son haut me cacherait pas la chaînette mais pour l’instant elle appréciait le frottement de ses seins légèrement emprisonnés contre le tissu de la veste. L’œuf restait inerte et Margaux se demandait quand Alexandre jouerait avec. Quant au plug, elle découvrait avec étonnement combien son anus dilaté était sensible au cadencement des pas.
Margaux marchait déjà depuis dix minutes quand Alexandre actionna l’œuf. Il sembla à Margaux que la puissance était encore plus forte. Alexandre lui précisa par la suite que l’on pouvait faire varier les vibrations de 1 à 10. C’est les jambes flageolantes et les cuisses moites que Margaux atteint le restaurant, non sans avoir dû reprendre sa respiration. Elle s’était mordue les lèvres pour ne pas crier quand elle avait été saisie d’un orgasme fulgurant. Alexandre avait apprécié la scène, se contentant de glisser à l’oreille de Margaux :

– Je vous interdis de vous essuyer, l’odeur de vos sécrétions est le seul parfum que je vous autorise ce soir.

Le dîner était bien avancé quand Alexandre annonça tranquillement à Margaux :

– Ce soir, vous connaîtrez le fouet.

Margaux blêmit. La morsure du fouet lui faisait peur et en même temps l’attirait . Comment pouvait-on jouir d’une telle souffrance ?
Alexandre poursuivit :

– Et j’espère que vous vous montrerez à la hauteur de votre condition de soumise et que vous n’allez pas cette fois-ci gigoter comme un ver.

Margaux se mit à rougir et baissa les yeux, l’allusion à son attitude dans le parc quand elle avait été cravachée était claire.

– Êtes- vous prête à relever le défi cette fois-ci ?

Margaux, un temps silencieuse, se redressa, prit une longue bouffée d’air comme si elle revenait à la surface et répondit :

– Oui Monsieur.
– Alors choisissez votre dessert et ensuite nous partons, répondit Alexandre joyeusement.

Margaux se rendit vite compte qu’il ne prenait pas le même chemin qu’à l’aller. Il l’entraîna derrière la palissade d’un chantier, l’obligeant à lui tourner les dos et à s’appuyer, les bras tendus, contre la paroi métallique d’une sorte de conteneur, une fois sa jupe retirée.
Alexandre fit fonctionner l’œuf à sa puissance maximale, Margaux gémissait tandis que, placé derrière elle, il branlait son clitoris.
Quand il se rendit compte qu’elle allait jouir, il stoppa net l’engin diabolique et vint se plaquer contre la jeune femme qui tenait difficilement sur ses jambes.

– Maintenant Madame vous allez m’offrir votre cul , cambrez-vous , vous n’en serez que plus belle.

Alexandre retira le plug, enduisit de nouveau la corolle de gel et força doucement le sphincter.
Margaux ne savait plus trop où elle en était. Elle reprenait sa respiration, les jambes en coton, frustrée d’avoir été privée d’un orgasme violent. Mais la pénétration menée tout en douceur par Alexandre la relançait sur les chemins du plaisir. Margaux avait lu que l’anus était doté de nombreuses terminaisons nerveuses mais elle n’en avait jamais fait l’expérience. Et c’était ce soir, qu’elle découvrait combien son ventre réagissait à la lente poussée, puis aux va-et-vient du sexe d’Alexandre qui s’enfonçait à chaque fois un peu plus dans le canal rectal. Margaux gémissait de plaisir. Une douce chaleur s’intensifiait avec les allers et retours et quand Alexandre vint avec une main caresser le clitoris de Margaux, celle-ci sentit une boule de feu se former dans l’entrejambe. Margaux fut fauchée par une vague de plaisir alors que son Maître éjaculait en elle. S’il ne l’avait pas retenue, elle serait tombée les genoux par terre.
Lentement elle revint à elle, ayant presque oublié où elle se trouvait. Elle ne se rendit pas compte tout de suite qu’elle ne portait plus de chaînette accrochée à ses seins. Était-elle tombée d’elle-même ou Alexandre lui avait-il enlevée, elle ne savait pas. Voyant une fenêtre éclairée au-dessus, elle se demanda si leurs ébats avaient eu un ou plusieurs spectateurs, aussi elle se dépêcha de se remettre sa jupe. Alexandre lui demanda de retirer l’œuf et de le mettre dans son sac à main. Margaux marchait désormais ses orifices libres et sentait sa cyprine et le sperme glisser sur ses cuisses.

– Vous étiez magnifique quand vous étiez transportée de plaisir, lui confia Alexandre.
– Merci monsieur, merci pour cette merveilleuse découverte. Oserais-je vous dire encore ?
– Je saurai vous honorer de nouveau, lui répondit Alexandre, mais place à d’autres plaisirs.

Margaux frissonna à l’idée de connaître la brûlure du fouet.

La suite n’a pas besoin d’être racontée. La personne qui tremblait le plus avant le premier coup était sûrement Alexandre. Il avait vu le regard de Margaux au moment où il lui mettait le masque de cuir, c’était un regard d’amour et de fierté. Margaux avait traversé le miroir, sa décision d’appartenir à Alexandre était prise. Quand avait-elle franchi le pas ? Elle n’aurait pas pu le dire nettement mais ce qu’elle venait de vivre sur le chantier l’avait confortée sur sa volonté de se soumettre. Elle avait le sentiment que son Maître serait toujours respectueux envers elle, avec un mélange de douceur et de brutalité.
Quand Alexandre fit claquer le fouet en l’air, Margaux resta droite. Elle se sentait prête à supporter la morsure du cuir. Elle acceptait de connaître cette peur incontrôlable de ne pas savoir quelle partie du corps le fouet allait frapper. Bientôt sous les coups répétés, son corps allait s’embraser et son sexe ruisseler. Elle ne serait plus que lave en fusion.
Alexandre partageait cette même excitation en voyant Margaux se livrer à lui. Aux claquements du fouet, répondaient les cris assourdis de Margaux alors que son corps convulsif se couvrait de zébrures rougeoyantes. C’est Alexandre qui rendit les armes le premier, admiratif de la force de caractère de Margaux prête à aller au bout d’elle-même. Les marques qu’elle porterait pendant plusieurs jours était la preuve même de sa capacité à se dépasser pour son maître.

Lire le chapitre 10

Signes de soumission (8/10)

Lire le chapitre 7

De retour chez elle, Margaux se doucha longuement et s’alita sans dîner. Sidérée, épuisée, elle ne savait que penser. L’intensité folle des orgasmes qui l’avaient secouée, ainsi que les douleurs, tout était si nouveau ! Son esprit était aussi confus que ses seins endoloris. Ses fesses viraient au bleu et son anus palpitait encore.
Avant de s’endormir elle aperçut la notification d’un message d’Alexandre et n’y répondit pas.

Au réveil, elle réalisa qu’elle avait bel et bien marché à quatre pattes, en laisse. Ce n’était pas un rêve ! Loin d’Alexandre, cela lui paraissait fou, comment avait-elle pu accepter et – il fallait bien l’avouer – aimer ça ? Avant de la congédier, le Maître lui avait proposé un rafraichissement. Il l’avait conduite en laisse à la cuisine, où elle avait lapé l’eau d’une gamelle. Elle avait dû se pencher et relever son cul, qu’elle présentait ouvert au regard d’Alexandre.

Elle se rappelait son étrange plaisir à s’aplatir sur le carrelage pour boire à même le sol. Soudainement animale, elle ne devait plus rien décider et donc ne pouvait plus se tromper. Quel repos ! En se donnant, elle mettait son esprit en veille.

Elle voulut se voir encore en chienne. Il lui avait ordonné d’emporter le collier de cuir alors elle le ferma autour de son cou. Elle était nue face à son miroir. Elle s’agenouilla et posa les mains au sol devant elle. Elle observait ses seins tomber comme des mamelles, son ventre se détendre. Tournant d’un quart de tour sans se quitter des yeux, elle se cambra et offrit son sexe à sa propre vue, au miroir. Elle vit ses fesses meurtries, sa chatte encore rouge et son anus serré. Elle avait encore envie de se remplir et cracha sur ses doigts, pour les lubrifier. Elle en introduit un, se sentit s’ouvrir, se réchauffer, alors elle en mis un deuxième et se branla doucement par derrière.
Elle mouillait. Toujours à quatre pattes, pour libérer sa deuxième main, Margaux posa sa joue sur le parquet et vint caresser sa chatte ruisselante. Elle pensa à la baise rude d’Alexandre et s’enfonça dans son vagin. Elle s’agita en râlant, joue écrasée au sol, cul levé. Elle était chienne en rut et le plaisir montait… mais elle n’avait pas l’autorisation de jouir.

Couchée sur le flanc par terre elle essuya ses doigts sur ses cuisses et saisit son smartphone pour lire le message d’Alexandre.
« Douce Margaux. Je vous remercie pour votre obéissance et votre beauté. Vous ne quittez pas mes pensées et je suis très touché par votre abandon. N’imaginez pas que cette émotion m’empêchera d’être exigeant à l’avenir. Au contraire, ma sévérité n’aura d’égale que votre fantastique soumission. »
Elle répondit :
« Maître, je suis votre chienne dévouée. Je ne pense qu’à vous. »

Il fallait se préparer pour aller au travail. La veille, Margaux avait respecté à la lettre les consignes vestimentaires d’Alexandre et les regards que les hommes avaient posé sur elle lui avaient indiqué que le code était compris de tous : elle était sexuelle et leur faisait envie.
Ce matin, vêtue d’une robe légère, elle attacha des bas à ses désormais quotidiens porte-jarretelles, enfila un cardigan, des escarpins et se maquilla les lèvres d’un rouge mat.
Dans la rue, ses talons claquaient en l’annonçant partout. Impossible de surprendre qui que ce soit : elle s’annonçait et attirait les regards. A la fois épiée et flattée, elle aimait l’attention dont elle était l’objet.
Vers dix heures, Alexandre lui ordonna de se goûter.
Elle s’isola aux toilettes et releva sa jupe pour plonger ses doigts aux ongles vernis entre ses lèvres. Il voulut une photo, chatte et seins, pour preuve qu’elle ne portait pas de sous-vêtements. Elle décrivit le goût de sa cyprine, moins salé et plus âcre que la dernière fois. Plus puissant, au parfum entêtant.
– C’est parfait, répondit-il, je vous interdis de vous laver les mains. Je veux que vous sentiez votre odeur de femelle en travaillant. A midi je serai devant votre bureau. Vous sortirez et me ferez sentir vos doigts.

A l’heure dite, elle sortit. Il était là.
Au garde à vous devant lui dans la rue, elle était gênée.
Alexandre s’agaça :

– Eh bien, que vous ai-je demandé ? 

Il ne l’aida d’aucun geste qui aurait pu la mettre à l’aise. Alors elle leva ses doigts jusqu’au visage de l’homme, qui ferma à demi ses yeux bleus en humant.
– C’est très bien. Combien de temps avez-vous ?

Elle annonça une heure trente de liberté et comprit vite qu’elle ne déjeunerait pas.

Il la conduisit en voiture en dehors de la ville. Après s’être garé au bord d’une petite route, il prit un sac de sport dans le coffre et invita Margaux à le suivre sur un chemin forestier. Les talons n’étaient pas adéquats et elle trébuchait.
– Donnez-moi vos chaussures et retirez vos bas.

Elle se récria qu’on pouvait encore les voir, ce à quoi il répondit sèchement que la discrétion était son affaire à elle et qu’il n’avait pas des heures devant lui. Alors en jetant des regards alentours, elle tendit à Alexandre ce qu’il demandait.
– A quatre pattes, chienne.
– Pas ici !
– Allez dans la direction que je vous indique, je marche derrière vous. Si vous ne me faites pas confiance, nous arrêtons là. Et ce sera sans retour.

Alors mortifiée elle s’exécuta. Il lui indiquait un lit herbeux derrière deux arbres, à cinq mètres. Il fallait frôler quelques ronces, éviter des racines, et des branches tombées.
– Tout droit, et dépêchez-vous.

Elle voyait ses mains et ses genoux souillés de terre, et se désespérait à l’idée de retourner dans cet état au travail. Mais l’excitation de la situation était plus forte. La folie de la chose, à quatre pattes dans une forêt, en robe élégante… et cette envie d’être prise par Alexandre.
– Relevez-vous.

Il ouvrit le sac de sport. Il en sortit un mors, et des rênes.
– Ne faites pas cette tête, le mors est propre. Je l’ai lavé il y a à peine une heure. Ouvrez la bouche.

Elle dût, hoquetant de dégoût, accepter le mors, attaché derrière sa nuque avec le harnais noué d’un mousqueton. Ensuite, il utilisa les rênes pour lier ses poignets ensemble et les fixer, en hauteur, sur une branche élevée, de façon à ce qu’elle ne puisse tenir debout que sur la pointe des pieds.
Elle jetait autour d’elle des regards paniqués.
– Ma chère, je vais en venir immédiatement au but car le temps nous est compté et nous pouvons être surpris à tout moment. Je veux baptiser votre cul de dix coups de cravache. Vous acceptez, n’est-ce pas ?
Elle hocha imperceptiblement la tête, aussi curieuse de la suite que désireuse d’en finir. Et puis seulement dix coups, après tout, ce n’était sûrement pas grand chose.

Alexandre accrocha le pan arrière de la robe au harnais et recula d’un pas. La cravache siffla avant de s’abattre. Margaux crut que son coeur explosait. Elle vit des lueurs blanches et perdit l’équilibre, seulement retenue par ses poignets levés. La douleur était brûlante. Un long râle s’échappa de sa bouche, étouffé par le mors. Elle se tordit et voulu dire non, qu’il fallait arrêter, mais ne produisit que des borborygmes. Sifflement, deuxième coup. Elle se cambra, balancée comme un fruit. Troisième coup, elle hurla, en repliant les genoux, se balançant comme un pendule. Quatrième coup. Elle voulut y échapper et la cravache s’abattit sur sa hanche.
– Margaux, ça suffit. Je vous interdis de bouger. Je vous croyais plus digne que cela. Posez vos pieds au sol et restez immobile. Si vous recevez le prochain coup sans un frémissement, il sera le dernier. Sinon, j’irai jusqu’à dix sans aucune pitié, qu’importe où ça tombe.

Elle était hors d’haleine et sanglotait. De longs filets de bave coulaient hors du mors, par sa bouche grande ouverte. Elle s’immobilisa de son mieux.
– Etes-vous prête, Margaux ?
Elle hocha la tête et le coup s’abattit en dessous de ses fesses, sur le haut des cuisses. Elle encaissa d’un souffle, en apnée, yeux plissés de souffrance, les larmes jaillissant, sans bouger, poings et dents serrés.

Alexandre la détacha et elle s’écroula au sol en pleurant.
Il libéra sa bouche et massa ses poignets. Il la prit dans ses bras et embrassa ses cheveux. « Là, là, c’est fini, c’est fini… »
Elle versait des larmes comme si toutes les souffrances de sa vie s’expulsaient maintenant. Cette douleur, en l’autorisant à pleurer, libérait quelque chose.
– C’est très bien, Margaux. C’est ce que je voulais. Vous avez lâché-prise. Je pense que vous êtes prête pour une première séance.

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Signes de soumission (7/10)

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Auteur invité : Fetish Bar

Alexandre ouvrit la porte tout sourire.
– Mais c’est cette chère Margaux, comment allez-vous ? Je vous fais entrer ?
Elle avait à peine esquissé un pas qu’Alexandre ajouta :

– Seulement avant, vous retirez votre robe.
– Sur le palier, ici ? dit-elle abasourdie.
– Evidemment, ne vous faites pas plus sotte que vous n’êtes. Ne vous inquiétez pas, nous sommes les seuls à cette heure-ci.

Margaux hésita quelques secondes puis perçut une lueur d’impatience dans les yeux d’Alexandre. Elle qui avait rêvé de se blottir dans ses bras et d’être embrassée avec fougue, s’inclina et déposa son manteau et sa robe au creux du bras qu’Alexandre tendait. Elle se retrouvait quasi nue, ne sachant pas quoi faire de son corps.

– Mettez-vous à genoux et attendez ici.
La porte se referma, Alexandre disparut avec les vêtements et Margaux totalement désorientée commençait à craindre le pire, s’inquiétant des bruits sourds qui résonnaient dans la cage d’escalier. Le temps semblait s’écouler lentement quand Alexandre rouvrit la porte, un collier et une laisse à la main.

– Ne bougez pas et penchez la tête en avant.

Margaux sentit le collier de cuir noir se fermer sur son cou, Alexandre le fit coulisser pour positionner l’anneau devant et fixa la laisse.

– Vous allez pouvoir rentrer, à quatre pattes évidemment.

Alexandre tira la laisse d’un coup sec, Margaux déséquilibrée n’eut pas d’autre choix que de se mettre dans la position demandée. Alexandre, la promenant comme une petite chienne, prit le temps de lui faire le tour de l’appartement qui s’organisait autour d’un long couloir distribuant les différentes pièces. Tout en décrivant son cadre de vie Alexandre flattait la croupe de Margaux, saluant sa docilité et sa bonne éducation. Celle-ci eut le temps de voir dans la cuisine deux gamelles disposées par terre, dont une remplie d’eau. Elle enregistra le fait qu’après la cuisine succédaient un salon-salle à manger, un bureau, puis une salle de bain. Ils dépassèrent une porte fermée pour arriver dans une pièce qu’elle reconnut être la chambre d’amis. Alexandre lui ordonna de s’agenouiller de nouveau, la tête inclinée.
Il se tenait devant elle, l’observant silencieusement. Margaux se sentait mal à l’aise, les genoux douloureux. Mais elle était trop fière pour se plaindre.
Alexandre rompit le silence.

– Chère Margaux, vous souvenez-vous de la position que vous devez adoptez pour une inspection ?
– Oui, je crois.
– Et bien, voyons cela.

Elle se redressa, croisa ses bras dans le dos, les mains tenant les coudes. Poitrine en avant, elle se tenait les jambes écartées, regardant droit devant elle, face à un grand miroir. Elle pouvait voir cette image sur laquelle elle avait tant fantasmé, celle d’une femme qui se livre de plein gré au bon plaisir de son Maître. Une boule de chaleur naissait dans son ventre. Alexandre se plaça derrière elle, elle pouvait sentir son souffle dans son cou et regarder son reflet, tout comme lui.

– Vous êtes belle ainsi. J’ai cru comprendre que vous aviez apprécié les visionnages pendant la journée
– Oui.
– Oui qui ?
– Oui, Monsieur.
– Voyons cela.

Alexandra embrassa Margaux dans le cou, puis lui rappela les messages sulfureux qu’elle lui avait transmis dans la journée.

– Ainsi vous vous considérez comme une femelle, tout juste bonne à être prise comme une chienne en chaleur et vous rêvez d’être entravée. Il faudra le mériter, très chère.

Dans le même temps, Alexandre descendait lentement sa main dans le dos de Margaux, la faisant frissonner.
Puis il se mit sur le côté, il gardait une main plaquée au creux des reins de Margaux et de l’autre il se mit à dessiner avec ses doigts son profil, soulignant ses lèvres fines, son cou désormais orné d’un collier, sa poitrine généreuse. Il s’arrêta un temps sur ses seins, les soupesant, les caressant comme s’il choisissait des fruits au marché.

– Je suis certain que vous vous souvenez de notre première rencontre, n’est-ce pas Margaux ? demanda Alexandre en tordant brutalement le sein gauche.
– Oui, Monsieur répondit Margaux, les larmes aux yeux.
– Vous avez aimé que je vous pénètre, n’est-ce pas ? Alexandre continuait à comprimer violemment le sein
– Oui, Monsieur, répondit difficilement Margaux.

Alexandre lui fit face, s’emparant du deuxième sein pour lui faire subir le même sort. Margaux avait le sentiment que sa poitrine était prise dans un étau et avait du mal à garder la position exigée.

– Restez droite, les bras croisés dans le dos, dit Alexandre sèchement. Vous avez aimé me sucer ?
– Oui, Monsieur. Monsieur, vous me faites mal, osa dire Margaux.
– Mais ne savez-vous pas qu’il faut souffrir pour être belle ? s’exclama Alexandre, en claquant violemment les deux seins déjà endoloris. Margaux se tordit de douleur, ne pouvant s’empêcher de crier et de venir protéger sa poitrine avec ses bras.

– Reprenez la position et regardez-vous dans la glace ! Soyez fière du don que vous me faites. Vous êtes venue à moi en toute liberté, vous n’avez opposé aucun refus quand je vous ai posé un collier au cou. Vous êtes mienne maintenant. Mais il est encore temps de tout arrêter. Décidez-vous, Margaux. Quand je vous aurais passé les bracelets de cuir aux poignets et aux chevilles, il sera trop tard.

Margaux, les yeux rougis, la poitrine en feu, se redressa lentement, fit face à son corps martyrisé et balbutia :
– Je vous appartiens, Monsieur
– Alors que la fête commence !
s’exclama Alexandre embrassant fougueusement Margaux qui sentit son cœur battre la chamade.
– Donnez-moi vos poignets, vous verrez comme ces bracelets vous iront à ravir. Vous avez remarqué, j’espère, qu’ils sont assortis à votre collier. Vous voilà parée. Venez maintenant sur le lit, en travers près du bord. Voilà, très bien, tenez-vous agenouillée sur les avant-bras, le front posé sur le drap, le cul dressé. Posez les mains à plat et écartez vos genoux.
Tout en parlant Alexandre aidait Margaux à prendre la position attendue puis il fixa les deux bracelets restants à ses chevilles. Il recula pour juger de l’effet.

– Vous êtes ainsi délicieusement impudique, permettez que j’immortalise cet instant.
Laissant un instant Margaux figée, il alla chercher un appareil photo et prit quelques clichés tout en lui parlant.
– Vous avez peut-être compris ce que je vous réserve comme premier tourment. Avez-vous déjà été fessée, non pas quelques frappes dites viriles mais une fessée où caresses et claques viennent échauffer votre corps comme votre esprit ? D’après ce que vous m’avez raconté, vous êtes encore novice, n’est-ce pas ?
– Oui, Monsieur.

Margaux avait compris qu’Alexandre aimait s’écouter parler et elle commençait à se détacher du discours qu’il tenait sur les vertus non pas éducatives mais érotiques d’une fessée administrée correctement quand la première claque tomba. Elle poussa un petit cri davantage lié à l’effet de surprise qu’à la douleur engendrée par le coup.
– Et bien, je ne vous savais pas aussi douillette. N’ayez crainte, vous allez bientôt me demander de poursuivre ce délicieux déluge de claques.

Alexandre se tenait debout parallèlement à Margaux, d’une main il prit possession de ses cheveux et de l’autre frappa sèchement par deux fois ses fesses. Margaux tentait par réflexe d’échapper aux coups. La pression sur les cheveux se fit plus forte et deux paires de claques encore plus sévères vinrent la brûler.
– Ça fait mal ! s’exclama Margaux.
– C’est fait exprès !
lui répondit joyeusement Alexandre en lui caressant les fesses comme s’il passait un onguent.
– Ne sentez-vous pas une chaleur sourde s’emparer de vous ? Ne me dites pas le contraire, votre corps répond pour vous.
Alexandre se mit à caresser le sexe de Margaux. Celle-ci sentit un doigt se glisser dans sa fente puis se poser sur son clitoris qui se mit à vibrer puis à durcir au fur et à mesure qu’Alexandre poursuivait ses attouchements. Au moment où Margaux s’abandonnait aux délices des caresses, Alexandre appliqua plusieurs claques. Elle cria autant par frustration que pour la douleur. Alexandre recommença plusieurs fois, variant les plaisirs. Margaux attendait désormais en gémissant ces moments tendres tandis que ces fesses viraient au rouge vif. Alexandre lui lécha longuement la vulve de plus en plus humide et lui branla délicatement le clitoris. Comme à son habitude il alternait douceur et douleur. Dès qu’il voyait le corps de Margaux onduler, il administrait de violentes fessées à couper le souffle. Elle commençait à perdre pied, il s’amusait à lui pincer le clitoris gorgé de désir, puis à exciter de sa langue les terminaisons nerveuses de son anus. Lui lâchant les cheveux, il vint étirer et pincer ses seins tout en enfouissant deux doigts dans son sexe.
– Alors Margaux, comment vous sentez-vous ?
– Je vais jouir Monsieur
– Non, pas encore !
Alexandre retira ses doigts et s’écarta, laissant Margaux haletante.
– C’est vous qui allez vous caresser. Ne changez pas de position et faites-vous jouir selon le rythme que je vais vous imposer.

Docile, Margaux glissa sa main sous son corps et se mit à se masturber. A peine ses doigts avaient-ils effleuré son clitoris qu’elle faillit exploser. Elle glissa ses doigts dans son vagin détrempé et, suivant les ordres énoncés par Alexandre, poursuivit ses va-et-vient entre son clitoris et son vagin, imbibant ses grandes lèvres au passage. Le souffle court, elle râlait de plaisir, ne se souciant presque plus d’Alexandre. Celui-ci l’encourageait et photographiait en gros plan, son con baveux et ses mouvements de doigts. Puis il vint lui-même ficher deux doigts dans le sexe de Margaux, lui demandant de se concentrer sur son clitoris. Il pouvait sentir le vagin de Margaux palpiter. Quand il comprit qu’elle allait jouir, il retira ses doigts pour aller les ficher dans son anus. Cette intromission brutale, facilitée par la cyprine collant aux doigts, fit l’effet d’un électro-choc et Margaux ne tenant plus sur ses avant-bras s’abattit sur le lit, emportée par un orgasme d’une ampleur encore inconnue pour elle. Alors qu’elle revenait lentement à elle, elle avait l’impression que son corps ne lui appartenait plus, seuls les tressaillements de son vagin lui rappelaient ce qu’elle venait de vivre.
Alexandre la regardait souriant, puis porta aux narines de Margaux les deux doigts qu’il avait introduits dans son anus.

– Sentez-vous cette odeur de cyprine et de fiente mélangées ? Vous penserez pour la prochaine fois à vous présenter entièrement propre.

Margaux se sentit rougir violemment et ne sut que balbutier.

– Oui Monsieur. Bien Monsieur.
– J’espère que vous avez pris du plaisir, car c’est à mon tour de profiter de vous. Pour cela je vais vous entraver et vous rendre muette. Placez vos bras en arrière le long de vos jambes.

Alexandre immobilisa Margaux en rendant solidaire de chaque côté les bracelets fixés aux chevilles et aux poignets. Il vint lui forcer la bouche en fixant un bâillon-gag et posant sa main sur le dos de Margaux, il la fit se cambrer le plus possible. Plutôt content de lui, il prit de nouvelles photos commentant en termes graveleux le cul rougi et le sexe humide de sa victime.
Elle l’entendit déboutonner son pantalon, puis le poser sur une chaise à côté. Alexandre avait envie de jouer un peu. Il posa sa queue au bas du dos de Margaux à la naissance de la séparation de ses fesses qu’il claqua de nouveau. Il la sentit se crisper.
– Ne craignez rien, vous êtes dans de bonnes mains, dit-il en redonnant une fessée.
Il commença à frotter sa verge le long de la raie fessière, puis le long de la vulve. Margaux, de nouveau excitée, sentit la main d’Alexandre se poser au bas de son dos, son pouce tournant autour de l’anus. La pression de la main augmenta et le pouce força le passage alors qu’Alexandre investissait sans heurt son sexe. Margaux ressentit alors une vague de plaisir dans tout le corps. S’ensuivit un déchaînement tel qu’elle perdit rapidement pied. Alexandre la baisait sans ménagement, la pilonnant sans répit. Elle geignait au rythme de ses assauts sans cesse répétés. Elle était animée d’une vibration continue, qui, née de l’intérieur de son vagin, se propageait dans tout son corps et lui vrillait la tête. Elle n’était plus que chair brûlante, les claques qu’Alexandre administrait sur les fesses, se transformaient en plaisir pur.
Quand Alexandre se déchargea en elle dans un ultime coup de butoir, elle eut le sentiment d’exploser. C’était trop d’émotion pour elle et elle se mit à pleurer par saccades.

– Margaux, qu’est-ce qui ne va pas ?
– Rien, Monsieur, je suis heureuse.

[ Photo : Josh Brewster

http://www.joshbrewsterphotography.com/365/dog-bowl ]

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Signes de soumission (6/10)

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Margaux attendit le lendemain matin pour accepter les conditions d’Alexandre. Elle passa une nuit agitée, aux rêves troubles, se réveilla une fois en sueur, une fois en criant, elle ne tenait plus d’impatience, tant elle avait besoin de revoir cet homme.

A sept heures, elle écrivit « Alexandre, je suis déjà à vous, et porter votre collier sera ma fierté ». Quelques minutes après elle reçut cette réponse : « Aujourd’hui vous mettrez une robe sous laquelle vous serez nue. Deux fois par heure, vous regarderez sur votre smartphone une vidéo porno et m’enverrez un message décrivant brièvement la scène et l’effet qu’elle produit sur vous. Je ne répondrai pas mais vous lirai montre en main. La masturbation vous est formellement interdite, que ce soit seins, chatte ou cul, vous ne vous donnerez pas de plaisir. A dix-huit heures, vous vous présenterez à ma porte. Votre manteau sera posé sur votre bras, vous ne porterez que votre robe et votre chatte devra être trempée d’excitation. »

Margaux n’attendit pas pour visionner la première vidéo. Une femme est attachée au centre d’une pièce, bras et jambes écartés. Elle est seule, tremblante et porte un bâillon boule. L’actrice surjoue la peur et les yeux affolés. Le Maître entre, la contourne lentement, la détaillant du regard. Soudain il saisit son menton en plante ses yeux en elle, menaçant. Elle sait que c’est l’instant où tout bascule et en prendra pour son grade.

Difficile de rester concentrée au travail, nue sous une robe, la chatte en feu. Elle venait d’écrire à Alexandre « c’est cet instant précis qui me rend folle, l’instant où la Soumise abandonne tout : fierté, insolence, verbe… et où elle n’est plus que femelle ».

Une autre vidéo, à l’heure du déjeuner, faillit la faire craquer. Lieu public, la femme est exposée, mains liées ensembles relevées au plafond. Equilibre instable, sur la pointe des pieds. Elle est bâillonnée d’un foulard qui entre dans sa bouche. C’est un bar, des hommes et des femmes conversent en buvant un verre, certains s’arrêtent pour la toucher. Elle gémit de désir, il lui faut être prise. Soudain un homme vient. Il arrache les boutons du chemisier et découvre les seins qu’il maltraite. Un autre s’approche aussi. Lui, il arrache la jupe et sans ménagement passe la main sous la fine culotte. Un autre encore vient, dégage les fesses, qu’il écarte. Il prend l’anus de la belle, qui n’est pas loin de jouir, et y introduit un plug. « Il faut la détacher ». Elle sera prise par les trois, ensemble, et les satisfera.
Elle écrivit à Alexandre : « Je suis votre femelle, prenez-moi comme une Chienne. »

Le sexe de Margaux coulait abondamment entre ses cuisses. Plusieurs fois elle avait dû se rendre aux toilettes pour se nettoyer. Son souffle était court et ses joues en feu. Elle prétexta une fièvre, sans mentir, pour s’absenter plus tôt et rentra chez elle vers 16h. Elle avait vu plus de quinze vidéos et écumé les onglets « kink » sur les sites pornos. Elle était épuisée.

Elle s’allongea un instant et le désir, entêtant, l’obsédait. Elle voulait des entraves, elle lui écrivit « Attachez-moi ! ». Elle ferma les yeux et somnola un peu, tétons dressés, cuisses écartées, chatte à l’air, rêvant qu’Alexandre soit là. Elle dut s’endormir et rêver car soudain, son propre cri la réveilla : elle était secouée d’un puissant orgasme et se tordait dans un râle. Elle jouissait sans désobéir : elle ne s’était pas touchée.

A peine soulagée, elle se doucha à l’eau presque froide et se prépara. Elle s’était procuré des bas couture et les fixa à un porte-jarretelles noir. Escarpins de danseuse andalouse, avec une petite boucle. Robe noire, fluide, en portefeuille. Il suffisait de tirer sur un ruban pour l’ouvrir entièrement. Pas de maquillage mais les lèvres carmin.

C’est en petite catin qu’elle sonna à sa porte.

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Signes de soumission (5/10)

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Auteur invité : Fetish Bar

Alexandre referma la porte ravi d’avoir vu Margaux se troubler au fur et à mesure qu’il dressait la liste des interdictions ou des obligations qu’elle devait respecter.
Il ne doutait pas qu’elle allait les suivre à la lettre. Il y avait chez elle un côté « élève modèle » qui contrastait avec la volonté de ne pas se laisser faire, comme le montrait l’épisode de la culotte immaculée.

De l’interrogatoire qu’il avait mené tout en jouant à troubler davantage Margaux, il avait retenu avec amusement qu’elle avait été déniaisée par un cousin dès l’âge de quinze ans. Margaux avait avoué être attirée par des hommes plus âgés qu’elle. A trente-deux ans, elle avait déjà vécu deux fois en couple sans jamais avoir réussi à se stabiliser. Et depuis, elle profitait d’occasions dans des soirées ou en fixant des rendez-vous par application interposée.  Une fois, même lors d’une sortie en boite, elle avait bu plus que de raison et avait fini la nuit dans le lit d’une jeune femme qui avait flashé sur elle.

Il faut reconnaitre, se dit Alexandre à ce moment-là, que Margaux ne manque pas de charme. Elle est un peu gauche certes, pas toujours habillée en sa faveur si l’on en juge aux photos qu’elle poste sur son Instagram.
Par sa petite taille et ses formes généreuses, elle est loin de l’idéal type des magazines de mode. Mais cette jeune femme dont les cheveux blonds vénitien encadrent un visage ovale aux traits fins attire Alexandre. Son regard gris-bleu s’éclaire au rythme de la conversation. Elle a une façon charmante de bouger le nez quand elle s’anime. Margaux a visiblement une intelligence aigüe et ce n’était pas pour déplaire à Alexandre. Seul note discordante à ses yeux : ses lèvres fines.

Margaux avait avoué frémir à la lecture de livres ou de sites décrivant le parcours de soumises. L’un de ses deux compagnons avait joué un peu avec elle. Elle avait aimé être entravée mais jamais Marc, son ex, n’était pas allé au-delà alors qu’elle rêvait d’être violentée et soumise à la rudesse d’un homme. Alexandre avait écouté cet aveu en silence, notant que Margaux, les joues rouges, fixait l’horizon au loin, le regard perdu. Elle précisa qu’elle cherchait un maître qui sache la comprendre et auprès de qui elle se dépouillerait.

Il restait à Alexandre à rédiger son message avec soin. Il avait compris que Margaux était sensible à la musique des mots et qu’elle vibrait devant certaines expressions. Dans l’encadrement de la porte, elle avait blêmi quand il lui avait dit « si vous voulez être mienne ».

Il n’était pas 19h quand Margaux fébrile découvrit le message que venait de lui envoyer Alexandre.

Je vais vous dire très exactement  ce que j’attends de vous. Vous prendrez  alors votre décision en connaissance de cause. Je vais d’abord revenir sur ce « lâcher-prise » que vous appelez de vos vœux. Ne croyez pas que si vous acceptez d’être mienne, ce sera pour être déchargée de toute obligation ou de toute responsabilité. Au contraire, vous allez devoir aller au fond de vous-même pour réaliser l’impensé, acceptant ce que votre éducation vous a toujours poussée à refuser.
Que je vous l’ordonne par un geste, un regard ou une parole, vous deviendrez cet animal qui sommeille en vous, nu et vulnérable, cette femelle à la fois rebelle et confiante. Si mon plaisir sera toujours premier, je veux vous faire découvrir toutes les brûlures d’une sexualité assumée.
Vous êtes un diamant brut qui ne demande qu’à être poli pour briller de mille feux.
Je veux vous rendre fière de votre corps, que vous soyez profanée lors d’une cérémonie particulière, forcée à des actes inconvenants ou élevée au rang de la plus indécente des catins.
Je veux investir votre esprit afin que tous vos actes, toutes vos pensées soient tournés vers moi. Vous quémanderez mes mains, ma bouche, mon sexe et vous pleurerez de plaisir quand vous serez investie même si vous subissez dans le même temps la morsure du cuir.
Vous connaîtrez le manque en mon absence, avec l’interdiction de vous caresser pour mieux  jouir de nos retrouvailles.
Ultime paradoxe de cette relation si particulière. Rien ne vous sera imposé. C’est vous-même, Margaux, qui choisirez de vous en remettre à moi et de franchir avec fierté les épreuves dictées.
Vous serez toujours libre de rompre ce contrat tacite qui nous liera. Sachez seulement qu’aucun retour ne sera possible en cas de rupture.
Si vous acceptez vous m’offrirez un don unique pour lequel je devrais me montrer digne : à savoir vous-même. Nous aurons alors à construire ensemble cette relation si particulière qui unit une Soumise à son Maître où plaisir et douleurs sont liés.
Si vous acceptez de porter mon collier à mes armes, symbole de votre condition, je m’engage à vous guider dans la recherche de votre propre sexualité et  à vous protéger en étant à votre écoute.
Appartenir, Margaux, c’est croire et croître.
 
Au plaisir de vous lire
Alexandre

Plus la lecture se prolongeait, plus Margaux se sentait confortée dans son choix. Par tempérament elle aimait les obstacles dans la vie et se surpasser. Elle avait coutume de dire que les épreuves la faisaient avancer. Pour elle la décision était sans appel : elle  viendrait se mettre au pied d’Alexandre. Elle frissonna à l’idée qu’Alexandre puisse la faire jouir. Une boule de feu grossissait dans  son ventre. Elle commença par titiller son clitoris qui se dressait. Elle gémissait de plaisir, appelant en pensée Alexandre à venir l’honorer. Elle écarta ses petites lèvres ; son index, puis le médium investirent son vagin, ses ongles qui venaient irriter les parois provoquaient comme des décharges électriques qui se propageaient jusqu’à sa nuque.

Elle avait envie qu’Alexandre la prenne ici et maintenant. Elle rêvait d’un sexe qui s’enfonçait profondément dans son intimité humide, puis d’une sodomie, elle s’imaginait livrée à plusieurs hommes supportant de violents coups de reins et de queue sous les yeux d’Alexandre. Elle finit par jouir intensément, ses mains inondées, le canapé où elle s’était installée, trempé.

Lire le chapitre 6

Signes de soumission (4/10)

Lire le chapitre 3

Je ne voulais pas obéir sans résistance et ne pouvais non plus désobéir ostensiblement, car il n’hésiterait pas à me fermer la porte au visage. J’avais résolu, subtilement, croyais-je, de sauver mon honneur avec un stratagème : à lui la joie de se croire tout puissant et à moi la satisfaction de me moquer un peu de lui.
Je frappais doucement à sa porte à l’heure dite, et lui remis immédiatement une culotte en dentelle propre, tout droit sortie de son tiroir. Je ne l’avais pas sous-estimé et savais qu’il ne s’en contenterait pas. Il porta la lingerie à son nez et me rendit la dentelle avec mépris : « Vous vous moquez de moi ? »

Je pris l’air le plus naïf et effrayé possible, et balbutiais que j’avais pensé bien faire en venant nue sous mes vêtements et n’avais pas compris, car il n’avait pas précisé, je ne savais pas… Il soupira brièvement sans cacher son agacement et s’écarta pour me laisser entrer.

Là je ne faisais plus la maligne. Mais m’être jouée de lui me permettait de rassurer mon estime personnelle : c’était bien un jeu et j’en gagnais quelques manches. Il s’agissait juste maintenant de connaître la nature du jeu.

– Ainsi, Margaux, vous vouliez me voir ?
– Oui, Monsieur.
– Et qu’espérez-vous de moi, au juste ?
– Je vous l’ai dit la dernière fois, Monsieur.
– Ah, vous voulez toujours que je vous baise ?
– Oui, Monsieur.
– Avez-vous compris quel genre de relation je vous propose ?
– Je crois… J’ai vu sur internet, des sites de soumises… Vous êtes un Maître, n’est-ce pas ?
– Exactement. Pensez-vous être une soumise à la hauteur ?
– Je l’ignore, Monsieur.
– Je l’ignore aussi. Vous comprenez que vous devrez faire vos preuves ?
– Si j’accepte, oui, Monsieur.
– Je vais vous poser quelques questions.

Il s’assit sur un fauteuil en cuir et me demanda de me tenir à sa droite, en regardant comme lui, par la fenêtre, l’avenue de centre ville animée en ce début d’après-midi. Il voulut tout savoir de ma vie sexuelle, les premières fois, les envies refoulées, les déceptions… Plusieurs fois, comme le veut l’usage, je tournais ma tête vers lui pour lui répondre, aussitôt coupée par un cinglant « Regardez devant vous ». L’interrogatoire avançant, il passait sa main sur mon corps, rendant mon élocution bredouillante et mes joues cramoisies. Ce n’étaient pas des caresses, mais plutôt une vérification du matériel, un état des lieux. Si mes réponses étaient trop longues, il m’enjoignait de résumer. Et soudain, il en sut assez.

– Bien. Vous avez assez parlé pour aujourd’hui. Je vous remercie. Avez-vous un dernier mot à dire ? Si oui, c’est maintenant, parce que je compte me passer de votre voix jusqu’à votre départ.

Je secouais la tête, soudain lasse de cet exercice. Le scénario du mauvais mommy-porn se profilait et je pensais « Etonne-moi, Grand Alexandre, que je ne m’ennuie pas ». Mais puisqu’il fallait se taire – et cela tombait bien – je gardais mon insolence pour moi.

– Venez, Margaux.
Bouche résolument fermée, je le suivis vers une chambre assez neutre, sûrement la chambre d’amis. Il m’attira à lui et déboutonna mon chemisier.
Il écarta les pans soyeux et dégagea mes seins nus, qu’il entoura, soupesa, caressa. Je fermais les yeux, toute à la sensation de ses mains sur ma peau. Il saisit mes tétons entre pouces et index et pinça. Je me redressais et ne bougeais plus. Il commença à les tordre, et j’ouvris les yeux, souffle court, sous la douleur.
– Si je vous fais mal, n’hésitez pas à me le dire… 

Je lui jetais un regard résolu, mâchoires serrées.
– Effectivement, veuillez m’excuser, vous m’avez plus la parole. Dans ce cas, je jugerai seul.

Se levant devant moi, son visage tout contre le mien, il m’infligea une douleur sévère et je ne baissais pas les yeux.

Ensuite il releva ma jupe étroite sans ménagement, la roulant sur mes hanches et dévoilant mon sexe épilé. Je tendis la main vers lui, il la repoussa et plaça mes bras derrière mon dos de manière à ce que chaque main tienne le coude opposé. Cette position m’obligeait à me cambrer et à ouvrir ma poitrine, seins offerts.
– Ecartez vos pieds. Encore. Plus que la largeur de vos épaules, et regardez devant vous. Vous prendrez cette position systématiquement en début de séance, pour attendre mes ordres, et aussi, chaque fois que je demanderai à vous inspecter. C’est votre première leçon.

Il me contourna et resta un moment derrière moi. J’imagine qu’il m’observait. C’était très difficile de maintenir ma position sans le voir, ni avoir aucune idée de ce qu’il se passait dans mon dos. Soudain je sentis sa main sur mes fesses. Il les caressait, les flattait, les tapotait. Et puis une fessée, sèche, sonore. Je sursautais et repris ma position, le coeur dilaté. Une autre, plus forte encore et puis une autre… je les comptais, il y en eu cinq, de force croissante. Ma peau brûlait, mon sexe coulait, et mon esprit s’était envolé. Pourquoi un tel bien-être après la douleur ?

Alexandre me renversa contre sa poitrine, une main sur mes seins et l’autre entre mes cuisses mouillées de désir. D’un geste sûr, il pénétra ma chatte brutalement et me fouilla en murmurant à mon oreille :

– Vous mouillez comme une belle chienne, Margaux. Ça vous excite que je fesse votre cul.

Je gémissais, me tordais, me contractais sur ses doigts en moi. Il empoigna mon sein, le serra dans son poing et je jouis dans un long râle, en m’écroulant au sol.

D’une main il ouvrit son pantalon, dégageant son sexe, et de l’autre, il saisit mes cheveux, approchant mon visage de l’organe raidi. J’ouvris la bouche et m’approchais, je le voulais, je voulais le goûter, l’enfoncer entre mes lèvres, le mouiller de ma salive…
Il me retint.

– Faites-moi un signe de la tête : voulez-vous me sucer ?

Je hochais la tête, bouche ouverte, souffle court, toute dignité envolée, je n’étais que rut. Il savourait le spectacle et sa bandaison trahissait sa satisfaction.

– Branlez-vous, Chienne, faites-moi envie de votre bouche, car ma queue se mérite.

Alors à genoux devant lui, j’écartais les cuisses, les doigts d’une main s’agitant dans ma vulve, ceux de l’autre main agrippés à un sein, bouche ouverte et langue tendue, regard fixé sur la queue tendue. Quand l’orgasme me secoua, mon cri fut étouffé par le membre raide s’enfonçant dans ma gorge et déversant après quelques brutaux va-et-vient de longues giclées tièdes.

Je hoquetais et repris mon souffle.

– Margaux, il est l’heure de nous séparer, je vous prie de me nettoyer avec votre bouche, car cela fait partie de tâches qui incombent à une Soumise bien élevée.

Je m’exécutais, planant encore des deux orgasmes qui venaient de me secouer, cheveux emmêlés, maquillage défait, visage barbouillé, au sol devant cet homme debout, chemiser ouvert sur mes seins nus, jupe relevée et escarpins encore aux pieds.

Sur le pas de la porte, après un baiser, il m’indiqua d’un ton aimable :

– Je vous enverrai avant ce soir un message expliquant vos obligations si vous voulez être mienne, et mes engagements. Vous réfléchirez vingt-quatre heures et me donnerez votre réponse par mail, de la manière que je vous décrirai. Faites-vous également à l’idée suivante : plus de pantalon, plus de sous-vêtements, jamais de collants, escarpins à temps complet, sept centimètres de talon minimum. Si vous acceptez vous ne serez plus femme, mais Soumise. Réfléchissez bien.

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