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« Ils verront de la télévision »

Pendant que nous travaillions sur Une rencontre trop sage, VAPA (Vous n’Avez Pas d’Avis) m’a fait écouter une interview de Marguerite Duras. En 1985, elle décrivait sa vision des années 2000. Un texte d’autant plus magistral qu’il a été dit au fil d’une conversation avec un journaliste. Il fallait le mettre en valeur ! Malheureusement le son de l’interview original n’était pas exploitable pour en faire un morceau.

J’ai proposé à VAPA d’enregistrer le texte en studio. Je me suis appliquée à respecter (autant que ma voix et mon petit accent le permettaient) la prosodie de Marguerite Duras, pour ne rien trahir de sa pensée visionnaire.

VAPA a habillé ces mots d’une musique qui à mes yeux montre l’urgence d’ouvrir notre conscience. Il a collaboré ensuite avec un graphiste pour créer un clip hypnotique et voilà un ovni artistique ! Je suis tellement honorée et fière de cette collaboration qui dépoussière la pensée.

Le morceau est disponible sur toutes les plateformes ( lien pour cliquer sur votre préférée). Et pour le clip, ouvrez les yeux et votre conscience, c’est parti pour un voyage saisissant :

Last but nos least, VAPA a fait vendredi 8 novembre 2019 son premier live à Nantes !
Ils verront de la télévision était du spectacle. Pour découvrir les autres morceaux de l’artiste, c’est ici : enjoy !

Et parce que ça va mieux en le disant : n’hésitez pas à partager si vous aimez.

Ma chaîne You Tube : ici.

Projet Pierre Louÿs

Je copie sans vergogne ici la présentation du projet que vous pouvez lire sur le site du Projet Pierre Louÿs, car je ne saurais mieux dire en le paraphrasant :

« Dans les jeux littéraires que vous lirez ici, il est question de sexe. Une tradition des lettres françaises, entre autres, illustrée par Pierre Louÿs notamment qui en usa de deux manières : un érotisme mondain et élégant dans ses Chansons à Bilitis, un érotisme cinglant car parodie pornographique des manuels éducatifs de son époque avec le Manuel de civilités. Ses choix littéraires répondaient à un contexte religieux, littéraire et selon un public et une diffusion ancrés dans le XIXème siècle.

En ce qui concerne les auteurs réunis ici, il va de soi, mais c’est toujours mieux en l’explicitant, que de « petites filles » et « petits garçons » il n’est dans nos textes absolument pas question : tout personnage littéraire ici a été conçu, imaginé et écrit comme ayant plus de 18 ans et consentant(e).

Chaque auteur(e) s’est inspiré(e) du Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation de Pierre Louÿs pour écrire une nouvelle.

Bonne lecture.

Les illustrations du site et du 2ème cahier sont de Rita Renoir : https://www.instagram.com/ritarenoir/ 

 »

Je me suis inspirée du conseil suivant pour écrire Edmond en queue de pie :

Ne faites pas feuille de rose à vos domestiques. C’est un service que vous pouvez leur demander mais qu’il est plus convenable de ne pas leur rendre.

Cela excite votre curiosité ?

Je vous invite à télécharger le magnifique ouvrage du projet.

C’est un Ebook qui propose une version numérique, avec des lectures de la fantastique Charlie (son site intelligent, brûlant et généreux), des dessins de Rita Renoir (découvrez ses oeuvres délicieuses), une vidéo troublante de Philippe Guerrieri (il a fait deux films sur mes mots : vous êtes jaloux ?) sur un texte brillant de Fen’X (Baudelaire passe la main, Fen’X est dans la place)…

Vous lirez Camille Eellen, Nora Gaspard, JimiH, Popins, Marie Tropique

Et aussi Hécate, Pape Anoël, Cédric Pignat, Leeba Swilka, et Avant-Tureuse…

Les amis Dick Sainte Cécile et Martine Roffinella ont lu avec attention et aidé au projet : ils sont des auteurs formidables : cliquez sur leur nom pour les (re)découvrir.

Vous l’aurez compris : l’Ebook du Projet Pierre Louÿs est un très beau cadeau. On vous l’offre : enjoy !

Rêvé pour l’hiver

Un poème choisi par Amélie pour son émission Dans le casque d’Amélie sur Radio Scenaryo :


Rêvé pour l’hiver
L’hiver, nous irons dans un petit wagon rose
Avec des coussins bleus.
Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose
Dans chaque coin moelleux.

Tu fermeras l’oeil, pour ne point voir, par la glace,
Grimacer les ombres des soirs,
Ces monstruosités hargneuses, populace
De démons noirs et de loups noirs.

Puis tu te sentiras la joue égratignée…
Un petit baiser, comme une folle araignée,
Te courra par le cou…

Et tu me diras : » Cherche ! » en inclinant la tête,
– Et nous prendrons du temps à trouver cette bête
– Qui voyage beaucoup…

Arthur Rimbaud

En wagon, le 7 octobre 1870