Vacances en soumission : mon interview !

J’ai été interviewée par Christophe Siébert pour le blog de Mes histoires porno.

A lire ici, ou là-bas, comme vous voulez !

*****

« Camille Sorel sait écrire. Ses personnages sont palpables, on avance avec Hélène dans sa découverte du BDSM. Et les scènes de cul sont excitantes, notamment les scènes lesbiennes entre Mel et Hélène où le désir se transmet au fil des mots au lecteur, le contamine et l’entraîne irrémédiablement vers une excitation indéniable ! »

« Quand je vous aurai dit que la plume de l’écrivaine est à la hauteur de la beauté de ses héroïnes et de son talent de conteuse, je n’aurai plus qu’à espérer que Camille Sorel ajoute rapindement une suite à ces palpitantes aventures. »

« Des mots crus de vérité sans jamais être vulgaire. Ici les mots ont leur portée… Après avoir lu Vacances en soumission vous ne pourrez plus voir de la même manière le BDSM. »

« Un amour tendre et cru, hors des limites convenues. le style est vif, sans fioritures. Métaphores et euphémismes n’existent pas dans l’écriture de Camille Sorel. Et les scènes les plus scabreuses son exposées dans leur totale impudeur. »

« Ce récit est superbement écrit et malgré le sujet aucune vulgarité. »

« Écrit avec crudité et tendresse, ce roman ne vous laissera pas indemne. »

Que ce soit sur le site de Charlie LiveShow (cliquez pour lire l’intégralité de sa critique et écouter son sensuel podcast) sur Babelio (cliquez ici pour lire toutes les critiques des lecteurs) ou sur Amazon (cliquez ici pour lire les avis) où il est quatrième des ventes dans la catégorie e-book porno, Vacances en soumission, sixième titre de la collection Les Nouveaux Interdits, rencontre son public et ça nous fait très, très plaisir ! Parce que ce roman à ne pas mettre entre toutes les mains le mérite ! 

Alors, pour fêter ça, nous avons demandé à l’autrice de répondre à quelques questions… forcément indiscrètes.

— Bonjour Camille, peux-tu nous résumer en quelques mots l’intrigue de ton livre, et les sujets que tu as voulu traiter ?

Vacances en soumission raconte l’aventure sexuelle inattendue d’une jeune femme, Hélène, de retour au village de son enfance pour quelques semaines de vacances. Elle retrouve Mel, son amie d’adolescence, qui fut aussi son amante. Les deux femmes se désirent toujours autant. Mel confie à Hélène qu’elle mène avec son mari une vie de soumise et lui explique ce qu’implique sa condition.

Hélène est partagée entre effroi et excitation. Quand les circonstances l’amènent à choisir d’être initiée à la soumission sexuelle, elle n’hésite pourtant pas.

J’ai voulu montrer une réalité sado-masochiste sans la voiler de romantisme ou l’alourdir de clichés. Les personnages sont juste des humains, pas des stéréotypes. Ils ont tous leurs forces et leurs faiblesses, leurs mochetés et leurs qualités humaines. Je trouvais important de raconter de façon réaliste, voire crue, ce que pouvait impliquer une relation BDSM sans me poser en juge du récit. Ni héros, ni bourreau, ni victime dans mon roman. Juste des gens qui vivent une sexualité intense et assez marginale.

— Je sais que tu as hésité à écrire, à partir de ce sujet qui te tenait à cœur, un roman porno ou un roman de littérature générale. Pourquoi ce choix d’écrire un roman porno ?

D’abord, pour bosser avec toi ! Je voulais, pour ce premier roman, un véritable accompagnement éditorial. Je manquais de confiance en moi et tout au long de l’écriture de Vacances en soumission, tu étais présent pour me rassurer et me conseiller. Cela n’a pas de prix quand on se lance dans un premier grand texte.

Ensuite, j’ai senti que si je choisissais de faire ce récit en éludant la partie purement sexuelle, il n’en resterait que la description d’une double emprise. J’aurais pu tomber dans le jugement voire la dénonciation de pratiques dangereuses. Je préfère m’effacer derrière mes personnages et simplement dire : « Voilà, ça peut se passer comme ça ».

Et pour finir, même si une relation BDSM est bien plus que du sexe, il en est tout de même, en général, un moteur puissant. Le contourner aurait signifié de faire le choix de gommer une grande part du sujet. J’ai préféré être explicite.

— Qu’est-ce qui selon toi caractérise un bon roman porno ? Et une bonne scène de cul ?

C’est affaire de goût bien sûr ! Mais de manière générale, je dirais « moins de mots, plus de faits ». Je n’aime pas lire les récits érotiques dans lesquels l’auteur fait la roue. Impossible de se concentrer sur la scène de cul, car il semble qu’il – ou elle – nous tape sur l’épaule en disant « Eh, t’as vu ? J’écris bien, hein ? ». Les phrases alambiquées, les métaphores raffinées… je n’aime pas.

J’aime quand ça parle de cul comme le cul se passe. La littérature permet ce fantasme fou : être là, pour voir, en vrai ce qui arrive, pas des comédiens qui jouent. Pour obtenir cette vérité et la réalisation de ce fantasme, il faut qu’on nous parle vrai. Et ce n’est pas une faiblesse de le faire, en tant qu’auteur, au contraire. C’est difficile de s’effacer, j’en sais quelque chose !

— Ton roman parle de l’univers BDSM d’une manière plutôt réaliste et sans concession, ce qui est assez original et inhabituel. Comment penses-tu qu’il sera reçu par les gens de ce milieu ? Et par les lecteurs qui n’en font pas partie ?

En écrivant, je n’ai songé qu’à mon histoire, celle que j’avais à raconter. Avec le recul, je me dis qu’elle pourra être mal perçue si elle est lue comme un manifeste. Je ne dénonce rien, je n’accuse personne : je raconte l’histoire de deux femmes et un homme qui vivent des moments sexuels intenses pendant quelques jours.

Peut-être que certains préfèreront voir un « Maître » très classe, une soumise un peu conne et une novice enthousiaste… hélas, dans Vacances en soumission, les personnages sont juste les plus réels possible. J’espère que la communauté BSM accueillera mon roman pour ce qu’il est : une simple fiction.

Les lecteurs qui ne font pas partie du monde BDSM risquent d’être un peu déçus s’ils s’attendent à l’élégance feutrée des nuances à succès. Quoique l’ambiance du petit village vigneron en bord de Méditerranée aie un sacré charme, je trouve…

— Tu as toi-même beaucoup fréquenté ce milieu et, bien que ce roman soit une fiction et pas un témoignage, j’imagine que tu as, pour l’écrire, puisé dans ton expérience personnelle. Peux-tu nous en dire plus à ce sujet ?

Bien sûr, j’ai puisé dans ce que j’ai vécu en tant que soumise. Mais aussi dans ce que j’ai vu et lu. Pendant toute cette période de ma vie, j’ai mémorisé avec minutie des tas de choses. Les mots d’une domina, le geste d’un Maître, le regard effronté d’une soumise, le masochisme d’un soumis… J’ai tout enregistré… et ça s’est mélangé pour faire le terreau dans lequel Vacances en soumission a germé.

— Camille Sorel est un pseudonyme. Pourquoi ne pas avoir publié ce livre sous ton vrai nom ? Et pourquoi avoir choisi ce pseudonyme ?

Je suis mère de deux fils que je veux préserver, comme tout parent, de ma vie sexuelle. Ils savent que j’écris de l’érotisme, ils connaissent mon pseudo, mais sont libre d’en garder le secret. C’est leur choix.

J’ai choisi Sorel pour Agnès, la maîtresse du roi devenue reine. Elle me rappelle de ne pas m’effacer ni renoncer. Quant à Camille, j’aime que ce soit un prénom androgyne, parce que le genre, c’est une notion bien floue à mes yeux.

— Sur quoi travailles-tu en ce moment ?

J’écris un deuxième roman. L’héroïne en sera une prostituée et le sujet ne sera pas son travail mais la femme qu’elle est. J’aimerais montrer une travailleuse du sexe comme une boulangère : c’est une personne qui travaille, qui a un job utile, apporte sa part à la société. Parfois elle a des clients chouettes, parfois ce sont des cons, parfois elle fait ses heures en attendant la quille.

Le vrai sujet ce sera son mental, qui a été abimé par de violents traumatismes. J’ai vraiment envie de décoder le système du stress post traumatique et de la dissociation mentale. Donc pour l’instant, ce n’est pas un roman porno. Affaire à suivre… !

J’enregistre en ce moment un nouveau feat. avec VAPA. Ce sera un morceau positif, encourageant, énergisant !

Et sinon, je voudrais surtout que le rêve continue : la publication de Vacances en soumission est à plus d’un titre une immense joie ! C’est un livre vraiment très important pour moi et je suis fière de l’avoir mené au bout.

Pour le lire le début de Vacances en soumission : https://www.meshistoiresporno.com/produit/vacances-en-soumission/

Un grand merci à Christophe Siébert pour cette interview !

3 réflexions au sujet de « Vacances en soumission : mon interview ! »

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