Pétris-moi

Les fêtes de fin d’année se prêtent peu aux joies pornographiques, alors in extremis, je vous livre sous le manteau (rouge, cerné de blanc) une histoire plus que croustillante : épicée ! Du vrai désir sans honte, des plaisirs bienveillants et même des mots crus dits entre gens qui s’adorent, joyeux Noël !

J’espère que vous prendrez du plaisir à la lire, la relire et même la partager si elle vous fait mouillerbander. Je vous souhaite de belles fêtes, prenez soin de ceux que vous aimez et n’oubliez pas de vous choyer vous-même.

 

Fanette venait de saluer le dernier client de la boulangerie et de fermer le rideau roulant. Elle regarda sa boutique d’un air satisfait. Tout était était prêt pour demain, veille de Noël et grosse journée de travail.

Elle éteignit la lumière et monta chez elle. Il fallait se reposer avant ces jours cruciaux pour son chiffre d’affaire. Souvent, son premier geste en entrant dans son appartement au dessus du fournil était de faire valser ses vêtements et de s’offrir une longue douche. L’eau chaude qui coulait sur sa peau éveillait ses sens et elle oubliait pains, pâtisseries, comptabilité et commandes… elle passait sa main sur sa peau glissante de savon. Elle avait les seins lourds, la taille fine et les hanches pleines. Des fesses hautes et un sexe moelleux comme une brioche. Elle aimait son corps, ses rondeurs et se caressait souvent.

Depuis combien de temps n’avait-elle pas fait l’amour ? Son dernier amant datait de plus d’un mois et ce soir, une furieuse envie d’être prise montait dangereusement en elle. Elle frôla son clitoris. Il était tendu, érigé, exigeant. Sa fente s’ouvrait toute seule, libérant une mouille brûlante. Jouir. Il fallait jouir.

Le coeur cognant dans la poitrine et les joues cramoisies, Fanette s’allongea sur son lit. Elle savait que si elle commençait à se masturber, elle ne pourrait résister à visionner des pornos et de scène en scène, toujours plus trash pour jouir plus fort, elle ne serait pas satisfaite avant de longues minutes. Or il fallait dormir. Elle força son esprit à revenir aux choses raisonnables : « il faudra dire à la vendeuse que Madame Cochard récupèrera ses bûches à onze heure », « je dois doubler le fond de caisse car nous aurons du monde dès le matin très tôt », « il faut que je pense à offrir du pain d’épice. J’en vendrai bien plus en le faisant goûter »…

Elle cogitait encore, enroulée dans un plaid, lorsqu’elle entendit Gianni, le boulanger, arriver en cuisine. Déjà deux heures du matin ! Il travaillait la nuit. Quand elle descendait chaque matin vers sept heures, elle partageait un petit déjeuner avec lui. Ils mangeaient un pain de campagne encore chaud et buvaient du café, appuyés au pétrin.
Elle aimait beaucoup discuter avec lui. Il ne faisait pas de grandes phrases, mais ses mots tombaient juste. Elle en tenait toujours compte et n’envisageait pas un instant son commerce vivre sans la présence rassurante du grand gaillard taiseux. Cependant elle prenait son rôle de patronne avec la distance requise et leur collaboration restait professionnelle, réchauffée du secret partagé des premières heures du jour.
Etait-ce la magie de Noël ? En entendant Gianni s’agiter sous elle, Fanette pensait à son grand corps. Elle imaginait les mains puissantes du boulanger l’attraper par la taille. Elle le déshabillait en pensée : comment était son sexe ? Plus son désir montait et plus sa raison cédait. Après tout, la nuit, c’est un temps à part… Elle pourrait descendre et prétendre ensuite à un égarement… Elle cherchait déjà un prétexte. « Oh, et puis zut ! » Elle était tellement excitée qu’elle se sentait couler entre les cuisses. Son souffle était court, elle devenait femelle, il lui fallait ce mâle. Et puis après tout, c’était elle la patronne, que risquait-elle ?

Les mains tremblant un peu de faire cette folie, elle se leva, enfila une nuisette de soie et descendit pieds nus. Elle s’arrêta à la porte de l’atelier et regarda le boulanger. Ce qu’il était beau. Il pétrissait un pain spécial, celui à l’anis, qu’elle aimait tant humer. Il portait un tee-shirt blanc qui moulait son buste imposant. Elle s’avança sans rien dire et il ne s’interrompit pas. Que ses mains étaient belles à voir ! Il attrapait la pâte lourde et souple, la levait. Le mélange retombait lourdement avec un bruit de chair claquée et de ses grandes mains, il reprenait possession de la masse lisse. Régulièrement, comme un semeur, il jetait un peu de farine et reprenait son mouvement régulier.

Fanette s’assit en face de lui sur son habituel tabouret haut. La nuisette de soie ne laissait aucun doute sur sa nudité en dessous.
Gianni, sans cesser de pétrir, sourit à sa patronne comme si sa présence, en pleine nuit et demi nue face à lui n’était pas incongrue.

– Je ne te dérange pas ?
– Pas du tout. Et pour tout te dire, cela fait longtemps que j’espère te voir descendre.
– Je n’arrive pas à dormir. Tu sais que tu es beau quand tu travailles la pâte ?
– Merci. Et toi, tu sais que tu es presque nue ?
– Presque seulement.
– Et pourtant je devine tes beaux seins, tes hanches et aussi tes envies.

Elle ne répondit pas. Elle sourit elle aussi. L’accord était tacite.

Il contourna le pétrin et se plaça derrière elle. Tout contre son dos, il sentait le parfum des cheveux de sa patronne. Elle bascula la tête en arrière et murmura « pétris-moi ».

D’un geste lent, insouciant de la farine qui saupoudrait la soie, il écarta les bretelles de la nuisette, dévoilant des épaules dessinées et graciles. Le vêtement tomba. Gianni fit remonter ses mains le long des bras de Fanette. Il embrassa son cou et elle ne bougea pas. Elle attendait, yeux fermés. Le message était clair : « tu donnes, je reçois ».

Elle voulait être pétrie. Il contourna les seins et les cueillit dans ses mains. En même temps, il se collait à elle, ventre contre dos. Il bandait et voulait qu’elle le sente. Assise sur son tabouret haut, elle présentait ses fesses à hauteur de la verge. Il appuya son bassin contre elle. L’accueil était à la fois ferme et tendre. Il voulait empoigner ces fesses, les écarter, s’y introduire et il banda encore plus durement.

Il pressa les seins, Fanette soupira. Un tout petit soupir, comme un étonnement. Elle ne s’attendait pas à la poigne puissante mais s’y abandonna. Il relâcha la chair et la reprit, plusieurs fois. Contournant les masses lourdes en mouvement régulier, il ne s’interrompit que pour embrasser le cou offert à ses lèvres. Il léchait la peau fine et sentait les tétons raidir d’excitation. Il les pinça et les tordit un peu. Attendit la réaction.
Gémissante, elle s’appuya contre lui et écarta les cuisses. C’était un consentement, elle aimait qu’il la pince. Il se pencha pour lécher les seins malmenés. Il alternait pincements, torsions et baisers jusqu’à rougir les mamelons tendus sur les rondeurs lactées. Puis simultanément, il mordit un téton en écartant davantage une cuisse de Fanette. Timing parfait. Elle cria de douleur, de surprise et de plaisir mêlés. Il empoigna la chatte brûlante et la serra, comme pour l’emporter.

Fanette était écartelée, magnifiquement indécente. Elle le savait et jouissait de cette impudeur. Mais ce n’était pas assez. Il lui fallait la queue qu’elle sentait bandée. Elle trouva le membre nu sous le pantalon de travail et le délivra. Il était superbe, raide, lisse, triomphant.
Elle le branla pour mieux le découvrir. Elle voulait dans sa main savoir toute sa forme, sa douceur, sa dureté ainsi que ses fragilités. Cette fois c’était Gianni qui était vaincu, emporté d’un plaisir à couper le souffle. Il embrassa Hélène. Ils mêlèrent leurs langues, chacun branlant l’autre, bandants, coulants, hors d’haleine.

Elle se pencha vers lui pour le prendre en bouche.
En contemplant cette femme nue jusqu’à la taille, offerte sans pudeur, se pencher vers lui, il sut que s’il la laissait trop faire, il jouirait dans sa bouche. Il releva la soie qui masquait les fesses charnues et étouffa un juron : elle avait un cul tellement excitant ! Un cul qui disait « baise-moi », sculpté pour être pris.

Elle, elle savait. Elle savait l’effet que produisait son cul. Elle savait même qu’il voulait le claquer. Elle garda la pose un instant, inclinée vers la queue au gland gorgé de sang qu’elle enfonçait dans sa gorge. Elle attendit les premiers soubresauts du membre qu’elle avalait et elle se redressa. Elle voulait qu’il la prenne maintenant, dur à en exploser.

Elle se leva et repoussa le tabouret. Devant le boulanger bandant, elle fit tomber sa nuisette, puis, nue, elle se tourna vers le pétrin, posa ses mains sur le plan de travail et écartant les cuisses, se mit en position. Les yeux clos, provocante, elle attendait.

Cela le rendit fou. Virilité piquée, il attrapa les cheveux de Fanette et se planta en elle. Elle râla et à peine prise cessa d’être provocante. Comme une chatte montée par un mâle qui la mord, elle aplatit son dos, gémissante et soumise. Il asséna des coups de reins puissants, dents serrés, regard dur. C’est ce qu’elle voulait, n’est-ce pas, être prise comme une chienne ? Et sans préliminaire ? Il le lui demanda, la pilonnant plus fort : « C’est ce que tu veux, Fanette ? ». Pour toute réponse, elle se cambrait, grognait et s’ouvrait davantage. Il tira ses cheveux un peu plus fort : « Réponds ! C’est ce que tu veux ? Etre baisée comme ça ? » Elle cria un long oui en jouissant puissamment.

Il ne lui laissa aucun répit et accompagna l’orgasme de coups de verge toujours plus enfoncée. Elle prononçait des oui, des oui oui, des encore, des oh putain.
Il écarta le cul qu’il écrasait de ses hanches à chaque coup de rein et dévoila l’anus serré. Il y appuya son pouce et le sentant s’ouvrir, accueillant tout le doigt dans son étroit conduit, il eut à peine le temps de retirer sa queue pour gicler sur les fesses qu’il venait d’empoigner.

Il s’écroula sur elle, ils étaient hors d’haleine. Recouverts de farine, de foutre, de cyprine. Elle, entièrement nue et lui, pantalon aux chevilles, souriants comme des drogués le jour du meilleur shoot.
« – Ça va, patronne ?
– Oh merde, Gianni, ne fais pas le malin, tu es mon employé. »
Ils éclatèrent de rire et se relevant ensemble, s’étreignirent comme de vieux amis.

« – Et maintenant, on fait quoi ?
– Moi je monte dormir, et toi, tu te laves les mains.
– Et c’est tout ?
– Non. Le café de demain, il faudra le corser.
– Oui, patronne. Corsé. C’est bon quand c’est ainsi. »

Elle ramassa ses soies en riant, déposa un baiser sur les lèvres de Gianni et remonta chez elle nue, laissant son boulanger heureux comme un enfant.

Elle se glissa entre ses draps et s’endormit profondément, le corps repus et l’esprit apaisé d’entendre son bel amant s’affairer en cuisine.

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