Fais ton Audiard ! #AtelierDEcriture

J’ai proposé sur Twitter un défi à mes abonnés : écrire « une proposition inattendue, en moins de 150 mots, style Audiard ».
Voici les réjouissantes réponses et des liens vers les pages de certains auteurs.
Promenez-vous, vous ne le regretterez pas !
Merci à tous les participants, j’ai adoré vos textes.

 

La mort passe son tour

Patron encore un spritz !
Demande la Faucheuse, hips !
Pompette, la vue brumeuse
La Mort est cafardeuse,
Tombée sur un os, oui !
Un entêté d’la vie
Qui n’a pas calanché
Ça la fait bien chialer
– T’as assez bu comme ça
Proteste le patron, las
Le spritz te rend relou
Les autres ont mis les bouts
Rentre chez toi la timbrée
T’es complètement bourrée
– Nom de dieu une mondeuse !
Rugit la malheureuse.
– Ferme la ! Ma femme va v’nir !
Ses paluches vont t’occire
La porte s’ouvre brusquement
La patronne, aboyant :
– On t’entend de l’église !
Tu cherches quoi, la mouise ?
Casse-toi maudite Faucheuse !
Tu n’es qu’une allumeuse
Elle lui met une torgnole
L’autre en perd ses guiboles
Se relève, flageolant
Crache dans sa main deux dents
Attrape, tremblante, sa faux
Fuit, hagarde, le bistrot
S’rétame sur les pavés
Gémit : “Maudite soirée”.

Antoine Finck
La page d’Antoine

 

Crache ta Valda

– La vérité n’est jamais amusante sinon tout le monde la dirait. Et mon petit doigt me dit que malgré tes grands airs et tes belles phrases tu as plus du gugusse qui cherche à desserrer la corde qu’il a au cou que du baroudeur libre comme le vent. Mais crache donc ta valda. Ce n’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule. Et, pour peu que tu me fasses voyager un peu, je t’emmènerai peut-être en orbite

Elle m’avait cueilli à froid avec cette entrée en matière. Plus possible maintenant de lui servir ma soupe habituelle. Malgré ça, cette mousmé me donnait chaud dans le grimpant. Mais il fallait que je change de répertoire, le descendre d’un bémol. Et surtout pas essayer de lui jouer de la flûte. Pour rester dans les parallèles, ce rencard promettait d’être plutôt sportif que musical. Mais j’étais joueur. Et pas de fond de court. J’étais prêt à monter au filet. Le panache ça paie toujours. Balles neuves. Il était temps d’engager.

CoffeeFran
Le blog de Fran

 

Que du léger

L’annonce était passée :
« Recherche hommes originaires de Montauban dégainant facilement, marins barbus capables d’éparpiller façon puzzle.
Et un tonton.
Vous apprendrez certaines répliques cultes et devrez les ressortir aux moments les plus improbables. ».

Olga la polonaise sera présente avec son fouet.

Si on évite son alcool personnel, Olga est très fréquentable.
Entre la poire et le calva, personne ne sait bien ce que c’est.

A sa dernière venue, on avait refait toutes les scènes de la cuisine et elle ne connaissait pas la référence.
« Absolument, y’a aussi de la pomme ! », avait-elle asséné sans rire.

Pour le grisby : Léon et une boîte à l’entrée pour les loufiats.

Côté manger, on restera sur du classique : plat de côtes, paupiettes, civet de lapin, fromage et tartelettes.
Puis une petite crème renversée et une petite glace pour faire passer le tout.
Que du léger.

La cliente sera satisfaite.

John Doe
Suivre John sur Twitter

 

Les questions et les réponses
C’était un cave. Du genre sorti d’un musée de province pour une exposition sur les cons, au Louvre, dont les magazines s’esbaudiraient d’importance. Il en imposait, tant par sa mise de prolétaire qui se serait habillé chez Célio un jour de dernière démarque que par sa conversation où résonnait le vide intersidéral de sa connerie.
Comment BlablaCar pouvait m’avoir envoyé un spécimen pareil ? Pourquoi était-il affublé de ses 5 étoiles et de commentaires enthousiastes des chauffeurs précédents ? Il y avait tant de cons sur les routes ?
Je l’avais embarqué à Limoges et j’étais déjà prête à cramer mes douze points pour en finir plus vite, à 180 dans ma Twingo. A Montauban, à force de faire les questions et les réponses, il est tombé amoureux et a voulu m’épouser. C’était ma première fois. Alors j’ai voulu le tuer, mais avec panache. Et à la Noël j’étais veuve.

Maximilien Kolbe

(Pour lire Maxilimien, achetez bientôt Osez 20 histoires de passion sexuelle, j’y serai aussi ! Découvrez ici la collection.)

 

Le Polichinelle

Tu crois vraiment que je vais te croire ? Tu dis de telles énormités qu’à côté de toi Trump est un modeste prédicateur du dimanche qui est obligé de se payer des placards publicitaires pour attirer du monde dans sa gargote. Ma fille a un polichinelle dans le tiroir et c’est un cadeau d’un Chinois en plus ! Ah c’est une habitude bien française que de raconter des conneries à tout va. Il y a ceux qui disent des bobards et ceux qui les colportent. Ma fille n’a jamais quitté le village, où voudrais-tu qu’elle ait croisé ce fils de l’Empire du milieu  ? Au camping ? Elle rentre tous les soirs à la maison. Comment ferait-elle pour montrer ses roberts à un asiate ? L’après-midi à l’heure de sieste ? Mais comment sais-tu cela mon salaud ? Toujours à fourrer ton œil dans la serrure des autres. Je vais t’apprendre à colporter des ragots.

FetishBar
Suivre Monsieur Fetish sur Twitter

 

Les anglais d’Hélène

Un jour que j me promenait sur le piaf, la clope au bec, suis tombé sur une drôle de donzelle !!!
Ça a fait tilt direct, un avion de chasse la gisquette, bien sur y avait pas mal de singes sur son dos mais mon envie d’aller à la cave était vraiment trop forte.
J venais toucher de l’oseille sur La belle Hélène dans la quatrième à Auteuil, j lui propose mon flouz pour emmener le p tit au cirque !!
Elle cogite.
Elle assimile ..
Elle fait son p tit calcul, elle hésite à mettre les flutes ..
Mais pas folle la guêpe, et plutôt cigale sur le coup, elle me donne l’adresse d’un rad à Bastoche.
Et v la que li piaf se transforme en corbac, les anglais débarquent qu’elle me dit !!!
J’te dis pas dans quel état j’étais !
DHS

 

La descente du barbu
Figure-toi que la dernière fois, y’a un zig qui m’a fait une drôle de proposition.
Son régal c’est la descente du barbu. Le v’la t’y pas qu’il est prêt à raquer une partie de son oseille pour que je passe à la casserole et qu’il me fasse reluire.
Quelle scoumoune ! J’étais joisse à l’idée mais mes ours ont débarqué la veille…J’te dis pas dans quel état j’étais !

Bethy

Suivre Bethy sur Twitter

 

Pour rester drôles et doux, fredonnons ensemble :

https://youtu.be/1_d19EtxQO8

 

Merci encore et bravo aux auteurs du jour !

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