Paf !

J’ai encore passé la moitié de la nuit à me masturber frénétiquement sans parvenir à jouir. Ça fait des jours que ça dure, une chasse à l’orgasme qui devient obsédante. Alors quand Alix m’a proposé ce matin de venir passer le week-end chez elle, j’ai accepté tout de suite. Au pire, je me changerai les idées et au mieux…
Elle et moi sommes amantes, parfois, à l’occasion, depuis l’adolescence. D’ailleurs c’est avec elle que ma vie sexuelle a débuté. La première fois, je n’avais que seize ans. Je me souviens de tout.

Perdue dans mes pensées et fatiguée d’avoir trop peu dormi, je sens que ma conduite devient incertaine. Je vais faire faire une pause. A peine garée sur une aire de repos je reçois un message d’Alix : « Ma chérie, je suis tout excitée de savoir que tu arrives.»
« Excitée comment ? »
« Comme tu sais. »
« Arrête, tu me fais mouiller. »
« Montre. »
« Follasse ! »

Et pourtant j’ai envie de lui montrer. Je fonce aux toilettes et m’enferme dans une cabine. J’ouvre ma robe, je prends une photo et j’envoie l’image des mes doigts manucurés écartant la lingerie noire que j’ai choisie pour elle.
La réponse arrive en image : le jean d’Alix ouvert sur sa main enfoncée. Elle se branle. Je retire mon string et riposte avec ma robe relevée sur ma chatte nue.
« La première qui jouit a gagné l’apéro. »

J’ai l’impression d’avoir à nouveau seize ans. Je pouffe et me masturbe en filmant, exagérant mes gémissements pour amuser ma copine. Je finis par jouir un peu mais en vérité ce sont les lèvres d’Alix que je veux sur ma bouche et ses doigts dans ma chatte.

Je sors à peine mes doigts mouillés d’entre mes cuisses quand j’entends deux coups frappés discrètement à la porte. Je toussote pour me redonner une contenance et demande de quoi il s’agit. J’entends une voix d’homme qui questionne timidement :
– Vous allez bien Madame ?

– Oui, oui, merci, ça va.

– Je suis l’homme de ménage. Je vous ai entendue… c’était bien. Je peux ouvrir la porte ?

Je suis confuse et je plane encore alors je tarde à répondre. Conclut-il à un accord ? Il déverrouille la porte avec son passe et l’ouvre doucement.
Il est très jeune et porte un uniforme de la société d’autoroute. Il me sourit avec un regard désarmant. Ai-je affaire à un Ange ou bien à un idiot ? Je me rajuste brusquement.
– Ne vous inquiétez pas, madame. J’ai fermé la porte là-bas. Personne ne peut vous voir.

– Mais n’entrez pas, vous me faites peur !

– Moi vous me faites bander. Je vous ai entendue et j’ai regardé sous la porte. J’ai vu un seul soulier avec un beau talon et la cambrure de votre pied. Comme votre mollet s’agitait, j’ai compris que vous vous masturbiez. D’abord, pour que vous soyez tranquille, je suis allé fermer la porte d’entrée à clé. Je dirai qu’il y avait un gros nettoyage à faire. Ensuite je suis revenu regarder sous la porte jusqu’à votre plaisir. Vous avez joui, c’est ça ? Vous avez crié et mouillé le sol ! C’était vraiment bien. Et ce n’est pas grave, je nettoierai.
Il parle lentement en caressant la bosse qui déforme son pantalon. Il a une diction régulière et des mots choisis. Et cette queue bandée ! J’en meurs d’envie.
Je lui parle comme à un enfant : « Que veux-tu ? ».
Il veut me baiser. Si je suis d’accord. Il ajoute même « s’il vous plaît ». J’éclate de rire. Quelle journée de dingue ! Mais pourquoi pas une bonne queue après tout.
– Approche, je vais te sucer.

Je m’agenouille sur le sol des toilettes – pourvu que ça ne dure pas, le sol est irrégulier et me fait mal aux genoux – et j’ouvre l’uniforme pour sortir sa bite. Elle est épaisse, pas trop longue, aux poils noirs coupés courts. Il est encore un peu mou, sûrement impressionné. Comme je n’ai pas l’intention d’y passer la journée je mouille la verge en y crachant dessus, l’enrobe de salive en quelques coups de langue et la prends dans ma bouche d’un coup, jusqu’au fond. Mon nez touche son bas ventre. Il sent le savon.

Il veut un va et vient mais c’est moi qui décide. J’ai envie de le sentir durcir jusqu’au bout. Je ne bougerai pas tant qu’il ne sera pas de bois. Je l’immobilise en pressant ses fesses contre moi et lève les yeux vers lui. D’habitude ce genre de regard fait bien bander les hommes. Il bande, effectivement, mais détourne les yeux. Je pousse sur ses fesses pour l’enfoncer encore, jusqu’à ce que je hoquette.

Les yeux humides, je me retire pour prendre ma respiration. Puis j’ouvre encore la bouche et j’attends. Il s’engouffre en saisissant ma tête. Ça me plait. Je serre les lèvres comme une chatte étroite. Il baise ma bouche.

Quand il est près de jouir, il se retient et s’éloigne vers le distributeur de préservatifs dont il prélève un exemplaire. J’entends qu’on cogne à la porte, mais c’est trop tard, je veux qu’il me pénètre. Faisons vite. Il enfile le plastique en revenant vers moi. Je me tourne vers le mur et pose mes mains sur la cuvette des toilettes. Ça m’évitera de voir son air stupide. Je relève ma robe sur mon cul nu et j’écarte les jambes. Le garçon, pas pressé, caresse mes fesses et introduit un doigt dans ma fente mouillée.
– Non. Baise-moi vite, tu vas te faire surprendre.

L’argument fait mouche. Il attrape mes hanches et je ferme les yeux. Je sens sa queue appuyer sur mon anus. Le gamin veut m’enculer ! J’ouvre la bouche pour protester mais il force et s’introduit d’un coup. Il est large et ma douleur est vive. Je crie, cet idiot se croit encouragé et il me prend par derrière à sec comme si c’était ma chatte.

Sidération, extase, souffrance ou plaisir, je ne sais plus. Mon esprit se concentre sur sa pénétration. Je ne suis plus qu’un cul se faisant défoncer. Je me penche davantage pour ouvrir le passage et après quelques coups de reins vigoureux il se finit dans sa capote en moi, sans émettre un seul son. Dehors on frappe encore.

L’employé se retire et nouant le préservatif rempli, il me dit « Merci Madame ». Comme si je lui avais offert un goûter ! Il se penche vers la petite poubelle pour déposer sa bulle blanchâtre et sans chercher à échanger davantage, ne serait-ce qu’un regard, il sort en repoussant la porte.

 

Ma bonne humeur s’est envolée.
Ce qui vient d’arriver est absurde.
Comment, à trente-six ans, puis-je me faire sodomiser par surprise ? Par un idiot dans des toilettes ? Je m’offusque.
En plus j’ai mal, maintenant. Il m’a percée comme une brute.
Bien sûr, impossible de me laver. Les clientes, impatientes, ont envahi les lieux et quand je sors des toilettes, je subis quelques regards foudroyants. J’ai presque envie de lever mon majeur.
Je n’ai même pas uriné. Je me sens sale, gluante et je ne décolère pas.

 

Quand j’entre dans ma voiture mon téléphone tinte. Je vois la notification sur l’écran : « Alix – Alors, tu as joui ? » Je jette tout ça au fond de mon sac à main et démarre rageusement.

Je passe vingt kilomètres à maugréer : « Faut-il être conne pour se faire enculer par surprise. Non mais j’y crois pas. Bientôt quarante balais, je me branle en gueulant dans des chiottes publiques et paf ! Sans faire exprès, je laisse un mec me sodomiser parce qu’il demande poliment. Quelle gourdasse ! »

Vivement la langue d’Alix pour adoucir tout ça.

 

[ Image Pixabay ]

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