Chez nous – Le film

Le talentueux Philippe Guerrieri m’a fait le cadeau de mettre en musique et images un de mes textes.

C’est incroyablement sensuel, le désir est palpable. Quelle alchimie !

Voici ce film, et juste après, le texte.

 

Tu m’as plus mise à nue qu’aucun amant, jamais.

Et pourtant, c’était peu.
Et ma vie a changé.

Le besoin de nous voir était si impérieux que nous nous retrouvons en lieu improvisé. Tu arrives après moi, et tu me tends la main. Perchée sur des talons qui me rendent maladroite, je te désire.

Ce matin nous avons échangé les mots et les images d’amour les plus crus et les plus organiques. J’ai vu ta main aimée s’agiter sur ton membre, ton visage se tordre d’un plaisir surhumain, tu as crié mon nom, et puis un râle rauque…
A mon tour j’ai filmé, murmurant mon désir, ton prénom, ma robe relevée, la main dans ma culotte. Tu as vu mes yeux clos, mes paroles psalmodiées et mon dos se cambrer sur un cri de jouissance.

Pour la première fois, dans un instant, nous serons seuls.
Je suis encore mouillée de toi, orgasme dans la gorge.
Nous entrons, tu refermes la porte.
Nos bouches se rejoignent et nos langues se trouvent.
J’aime comme tu me tiens, tu m’entoures, me protèges. Ce baiser qui me dit « Tu comptes tant pour moi ».

Nous sommes près d’une fenêtre, on peut encore nous voir. Alors tu prends ma main : « Viens, je veux te montrer quelque chose ».

Désarmant d’impudeur, dans un petit couloir, tu retires tes vêtements.
« Ce sont mes tatouages, tu voulais les toucher. »
J’ose à peine. Les motifs me sont chers, ils m’émeuvent, tellement ils te racontent.
Je vois aussi ta peau. Je veux égaliser et sans hésitation, je fais tomber ma robe. Je devrais être gênée, c’est tout de même incongru, et pourtant, je me sens bien, tournant comme une danseuse, en lingerie, devant toi.
J’ose même te dire que je veux qu’on se couche.
Tu me désignes un lit, et comme de vieux amants, nous nous allongeons.
Je pose ma tête sur ta poitrine, tu n’oses pas me toucher. Moi, je caresse ton cou, ton coeur, ton ventre, en t’embrassant partout. En dessous de ta ceinture, je ne regarde pas, et encore moins, ne touche.
Puis je m’écarte et m’allonge sur le dos. C’est une invitation. Tu viens sur moi.
Puis-je embrasser tes seins ?

J’acquiesce en tremblant, et te regarde faire.
Entre deux doigts légers, comme un conservateur dévoilerait un trésor, tu écartes la dentelle qui voile mon téton, et le prends dans ta bouche. Tu le lèches, à petits coups de langue, et le serres dans tes lèvres, lèches encore, suces, reviens.
Je relève ma tête pour te voir, ne rien perdre du spectacle de tes lèvres sur moi. Tu me regardes aussi, sans cesser de lécher. Un brûlant bourdonnement s’élève dans mon ventre, et tourne dans ma tête.
Tu reposes la dentelle, et viens vers l’autre sein. Je caresse ta nuque pendant que tu me goûtes. Je soupire, je gémis et te veux. Je prends ta main et la pose sur mon ventre.

D’un doigt, d’un seul doigt, et juste de la pulpe, tu presses mon clitoris. Un cri se serre dans ma gorge. Tu masses doucement à travers la dentelle le dôme de mon pubis.
Quelques secondes après, je jouis en criant que je t’aime.

 

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