De la muse alanguie

Le lit blanc est immense, aux craquements soyeux
Je suis nue près de toi qui es encore vêtu
Couchée contre ton flanc, ta chaleur me recouvre
Ta main de mes cheveux s’égare dans mon dos
Tes doigts, chemins légers ou sillons qui me griffent…

Le front contre ta cuisse, mes yeux ne regardent plus
Tu lis Apollinaire, et tu le lis pour moi.

Le timbre de ta voix dans mon sang coule encore.
Et je respire à peine, tu déclames tout bas.
Mon corps entier écoute, mon ventre t’appartient.

C’est un poème vif, de luxure et de sang
Ta voix est douce et grave, tu déclames tout bas

Mon ventre t’appartient, tu déclames tout bas.

4 réflexions au sujet de « De la muse alanguie »

  1. yannucoj

    J’ai eu l’immense plaisir de visionner la version complète de cet irrésistible moment de grâce sensuelle et j’avoue, oui j’avoue ! J’ai eu une érection… de l’âme !

    Oui Camille, je suis admiratif de cette capacité naturelle que vous avez à vous abandonner, aussi bien que de votre capacité à sentir et ressentir le plaisir charnel. On devine un réel attachement aux beautés du corps et à la satisfaction des désirs intimes, c’est un pur régal !

    Aimé par 1 personne

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