Signes de soumission (9/10)

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Auteur invité : FetishBar

Alexandre laissa Margaux se remettre de ses émotions. Pendant deux semaines il n’imposa comme contraintes que les tenues à porter, l’obligation de se masturber une fois par jour et uniquement sur le lieu de travail. Margaux avait pour ordre de lui envoyer les preuves photographiques de sa bonne conduite. Alexandre la remerciait de manière très brève, sans évoquer un prochain rendez-vous. Pourtant Margaux gardait en mémoire ses dernières paroles quand elle avait subi le feu de la cravache « Je pense que vous êtes prête pour une première séance. ». Jour et nuit, elle retournait cette phrase dans tous les sens. Jusqu’où Alexandre voulait-il aller ? Quelles épreuves l’attendaient ? Margaux en était réduite à consulter fiévreusement les sites de soumises qui témoignaient fièrement comment elles avaient surmonté leurs peurs et supporté la morsure du cuir ou la brûlure de la cire.

Un soir, un message laconique apparut sur le smartphone de Margaux : « Soyez chez moi samedi 20 à 19h ». Aucune autre consigne n’était donnée, Margaux avait dix jours pour réfléchir à sa tenue, se remémorer la façon de se présenter et surtout angoisser sur le déroulement de cette soirée. De sa première rencontre, elle avait retenu qu’elle ne devait plus porter de dessous, ses seins, son sexe comme son anus devaient être immédiatement accessibles aux envies d’Alexandre. Elle avait ensuite retenu comment se tenir devant lui et elle s’exerça devant le grand miroir fixé dans l’entrée. Mais elle s’aperçut qu’elle n’avait exprimé aucune limite, elle imagina le pire, se vit lacérée et sanguinolente mais elle n’osa pas écrire à Alexandre et lui faire part de ses réticences. Advienne qui pourra, sa fierté l’empêchait encore de se mettre totalement à nue.

Le week-end et la semaine s’écoulaient lentement. Margaux avait du mal à se concentrer à ses tâches quotidiennes. Alexandre lui manquait d’autant qu’il jouait les abonnés absents depuis son message envoyé le lundi : «Je vous interdis de vous caresser jusqu’à samedi. Souvenez-vous, je vous avais écrit que vous connaîtriez le manque en mon absence. Nos retrouvailles n’en seront que plus vives. Inutile de m’écrire, je ne vous répondrai pas .»
Désorientée Margaux aurait voulu lui dire combien l’absence de ses ordres rythmant sa journée la rendait folle. Elle aurait voulu dire qu’elle rêvait de s’agenouiller devant lui et porter son collier toutes les jours même si elle devait le payer par les sévices les plus affreux.

Elle arriva chez lui haletante et excitée. Même partie de bonne heure de chez elle, Margaux s’était fait surprendre par la densité de la circulation et avait cru ne jamais arriver à l’heure. Évidemment, il n’y a que dans les films que l’on trouve une place libre immédiatement. Elle avait dû tourner plusieurs fois avant de pouvoir se garer. Il ne ne lui restait plus que quelques minutes pour se présenter devant Alexandre qu’elle savait à cheval sur la ponctualité.
Elle sonna et décida d’elle-même de s’agenouiller devant la porte, le ventre noué, le cœur battant la chamade.

– Chère Margaux, quel magnifique spectacle vous m’offrez, dit Alexandre en la voyant. Mais relevez-vous donc et entrez !
– Mais, mais vous ne me demandez pas de me dévêtir ? dit Margaux décontenancée.
– Nous sortons chère Margaux et je n’ai pas l’habitude d’exhiber mes soumises nues dans la rue. Je préfère des lieux plus discrets. Ne restez pas ainsi, entrez vous dis-je !

Alexandre fit avancer Margaux dans le salon, et une fois sa veste retirée, la fit tourner deux fois sur elle-même :
– Vous êtes magnifique avec ce haut à demi-transparent et cette jupe vous va à ravir. Soulevez-la donc. Oh encore mieux, vous êtes allée chez l’esthéticienne ! Vraiment vous êtes une soumise modèle. Mais j’oublie tous mes devoirs. Asseyez vous donc dans ce fauteuil votre jupe relevée. Vous craignez de la froisser ? Alors retirez-là, nous sommes entre nous.
Margaux se retrouva assise à demi-nue face à Alexandre, sans trop savoir quoi faire. Leur rencontre ne prenait pas la tournure qu’elle avait imaginée
– Posez vos jambes sur les accoudoirs, demanda Alexandre, voilà très bien ! Vous allez vous caresser, oui maintenant devant moi ! Mais attention, vous vous arrêtez dès que vous sentez votre sexe s’humidifier. Vous ne devez pas jouir.
Margaux s’exécuta rougissante, caressant d’abord ses lèvres puis son clitoris, puis glissant deux doigts dans son sexe. Sa vulve gorgée de sécrétions s’ouvrit rapidement, Margaux sentait monter une vague de plaisir quand Alexandre lui ordonna de retirer ses doigts de son sexe.
– N’allez pas plus loin et glissez ceci dans votre vagin !
– Qu’est-ce que c’est ? demanda Margaux
– Un œuf vibrant que je peux commander à distance. Vous verrez cet petit jouet très discret vous donnera beaucoup de plaisir.
– Je dois le garder toute la soirée ?
– Évidemment, ce qui est excitant c’est que vous ne saurez jamais quand je déciderai d’actionner la télécommande ni quelle seront les forces de vibrations. Mais pour l’instant retournez-vous et mettez vous à genoux sur la fauteuil.
Margaux obéit , curieuse de connaître la suite. Elle sentit un doigt appuyer sur son anus et enduire sa corolle de gel. Elle se contracta au contact d’un objet froid qui forçait le sphincter et investissait son fondement.
– Détendez-vous, je vous pose le plus beau des bijoux. Voilà qui est fait. Vous pouvez vous relever. Allez vous voir dans la glace.

Le dos à la glace, Margaux se tourna en se penchant pour apercevoir ce qui investissait son anus. Elle ressentait comme une gêne qui restait supportable.
– J’en ai presque terminé. Retirez votre haut et prenez la posture que vous devez connaître.
Margaux se figea, reprenant scrupuleusement la position répétée tant de fois chez elle tandis qu’Alexandre s’emparait de ses seins, faisant rouler les tétons entre ses doigts . Il sortit de sa poche une chaînette métallique qui se terminait avec des attaches en caoutchouc. Il les fixa aux tétons durcis en s’aidant des petits anneaux coulissables, conçus à cet effet.
– Vous pouvez vous rhabiller Margaux et remettre votre veste, nous partons, je vous attends dans l’entrée.
Margaux avait à peine remis sa jupe qu’elle sentait les premières vibrations prendre progressivement de l’importance. Saisie par l’onde qui se propageait dans tout son corps, elle eut du mal à finir de s’habiller. Quand elle eut rejoint Alexandre à la porte, les vibrations cessèrent.
– Un bel objet de plaisir, n’est-ce pas Margaux ? lui dit Alexandre les yeux rieurs.
– Oh oui Monsieur, répondit Margaux, le souffle encore court.
– Nous allons à pied, venez chère Margaux !
Marchant à côté d’Alexandre, elle apprivoisait ce qu’elle allait devoir porter tant que son maître lui dirait. Elle savait très bien que son haut me cacherait pas la chaînette mais pour l’instant elle appréciait le frottement de ses seins légèrement emprisonnés contre le tissu de la veste. L’œuf restait inerte et Margaux se demandait quand Alexandre jouerait avec. Quant au plug, elle découvrait avec étonnement combien son anus dilaté était sensible au cadencement des pas.
Margaux marchait déjà depuis dix minutes quand Alexandre actionna l’œuf. Il sembla à Margaux que la puissance était encore plus forte. Alexandre lui précisa par la suite que l’on pouvait faire varier les vibrations de 1 à 10. C’est les jambes flageolantes et les cuisses moites que Margaux atteint le restaurant, non sans avoir dû reprendre sa respiration. Elle s’était mordue les lèvres pour ne pas crier quand elle avait été saisie d’un orgasme fulgurant. Alexandre avait apprécié la scène, se contentant de glisser à l’oreille de Margaux :

– Je vous interdis de vous essuyer, l’odeur de vos sécrétions est le seul parfum que je vous autorise ce soir.

Le dîner était bien avancé quand Alexandre annonça tranquillement à Margaux :

– Ce soir, vous connaîtrez le fouet.

Margaux blêmit. La morsure du fouet lui faisait peur et en même temps l’attirait . Comment pouvait-on jouir d’une telle souffrance ?
Alexandre poursuivit :

– Et j’espère que vous vous montrerez à la hauteur de votre condition de soumise et que vous n’allez pas cette fois-ci gigoter comme un ver.

Margaux se mit à rougir et baissa les yeux, l’allusion à son attitude dans le parc quand elle avait été cravachée était claire.

– Êtes- vous prête à relever le défi cette fois-ci ?

Margaux, un temps silencieuse, se redressa, prit une longue bouffée d’air comme si elle revenait à la surface et répondit :

– Oui Monsieur.
– Alors choisissez votre dessert et ensuite nous partons, répondit Alexandre joyeusement.

Margaux se rendit vite compte qu’il ne prenait pas le même chemin qu’à l’aller. Il l’entraîna derrière la palissade d’un chantier, l’obligeant à lui tourner les dos et à s’appuyer, les bras tendus, contre la paroi métallique d’une sorte de conteneur, une fois sa jupe retirée.
Alexandre fit fonctionner l’œuf à sa puissance maximale, Margaux gémissait tandis que, placé derrière elle, il branlait son clitoris.
Quand il se rendit compte qu’elle allait jouir, il stoppa net l’engin diabolique et vint se plaquer contre la jeune femme qui tenait difficilement sur ses jambes.

– Maintenant Madame vous allez m’offrir votre cul , cambrez-vous , vous n’en serez que plus belle.

Alexandre retira le plug, enduisit de nouveau la corolle de gel et força doucement le sphincter.
Margaux ne savait plus trop où elle en était. Elle reprenait sa respiration, les jambes en coton, frustrée d’avoir été privée d’un orgasme violent. Mais la pénétration menée tout en douceur par Alexandre la relançait sur les chemins du plaisir. Margaux avait lu que l’anus était doté de nombreuses terminaisons nerveuses mais elle n’en avait jamais fait l’expérience. Et c’était ce soir, qu’elle découvrait combien son ventre réagissait à la lente poussée, puis aux va-et-vient du sexe d’Alexandre qui s’enfonçait à chaque fois un peu plus dans le canal rectal. Margaux gémissait de plaisir. Une douce chaleur s’intensifiait avec les allers et retours et quand Alexandre vint avec une main caresser le clitoris de Margaux, celle-ci sentit une boule de feu se former dans l’entrejambe. Margaux fut fauchée par une vague de plaisir alors que son Maître éjaculait en elle. S’il ne l’avait pas retenue, elle serait tombée les genoux par terre.
Lentement elle revint à elle, ayant presque oublié où elle se trouvait. Elle ne se rendit pas compte tout de suite qu’elle ne portait plus de chaînette accrochée à ses seins. Était-elle tombée d’elle-même ou Alexandre lui avait-il enlevée, elle ne savait pas. Voyant une fenêtre éclairée au-dessus, elle se demanda si leurs ébats avaient eu un ou plusieurs spectateurs, aussi elle se dépêcha de se remettre sa jupe. Alexandre lui demanda de retirer l’œuf et de le mettre dans son sac à main. Margaux marchait désormais ses orifices libres et sentait sa cyprine et le sperme glisser sur ses cuisses.

– Vous étiez magnifique quand vous étiez transportée de plaisir, lui confia Alexandre.
– Merci monsieur, merci pour cette merveilleuse découverte. Oserais-je vous dire encore ?
– Je saurai vous honorer de nouveau, lui répondit Alexandre, mais place à d’autres plaisirs.

Margaux frissonna à l’idée de connaître la brûlure du fouet.

La suite n’a pas besoin d’être racontée. La personne qui tremblait le plus avant le premier coup était sûrement Alexandre. Il avait vu le regard de Margaux au moment où il lui mettait le masque de cuir, c’était un regard d’amour et de fierté. Margaux avait traversé le miroir, sa décision d’appartenir à Alexandre était prise. Quand avait-elle franchi le pas ? Elle n’aurait pas pu le dire nettement mais ce qu’elle venait de vivre sur le chantier l’avait confortée sur sa volonté de se soumettre. Elle avait le sentiment que son Maître serait toujours respectueux envers elle, avec un mélange de douceur et de brutalité.
Quand Alexandre fit claquer le fouet en l’air, Margaux resta droite. Elle se sentait prête à supporter la morsure du cuir. Elle acceptait de connaître cette peur incontrôlable de ne pas savoir quelle partie du corps le fouet allait frapper. Bientôt sous les coups répétés, son corps allait s’embraser et son sexe ruisseler. Elle ne serait plus que lave en fusion.
Alexandre partageait cette même excitation en voyant Margaux se livrer à lui. Aux claquements du fouet, répondaient les cris assourdis de Margaux alors que son corps convulsif se couvrait de zébrures rougeoyantes. C’est Alexandre qui rendit les armes le premier, admiratif de la force de caractère de Margaux prête à aller au bout d’elle-même. Les marques qu’elle porterait pendant plusieurs jours était la preuve même de sa capacité à se dépasser pour son maître.

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