Signes de soumission (2/10)

Prologue et chapitre 1

Chapitre 2

Je croisai le regard amusé de notre voisin de table et ne pus le supporter. Je fus submergée par la colère, sentiment qui ne pouvait éclater devant l’homme qui m’impressionnait tant. Je serrais donc les dents, les joues en feu et les yeux pleins de larmes. J’étais humiliée et je me refermais. Alexandre reprit la parole doucement.
– Vous êtes vexée, Margaux ?
– Oui, monsieur. J’ai eu honte.
– Il faudra vous débarrasser de la honte, elle n’aura rien à faire entre nous.

Une larme roula sur ma joue. Il l’essuya de son index et le porta à ses lèvres pour goûter le liquide salé.
– Vous êtes prête pour ce que je veux faire de vous aujourd’hui. Finissons ce dessert, je vous amène chez moi.

Dans la rue, il me tendit son bras, que je saisis avec reconnaissance. J’appréciais qu’il s’affiche ainsi avec moi dans notre ville. Il habitait tout près, dans un immeuble ancien. Dans l’entrée, il m’embrassa derrière la porte refermée, un bras ferme me plaquant contre lui et une main empoignant mes fesses. Ses lèvres étaient douces et son parfum envoûtant. Je sentais son penis contre mon ventre. Je me cambrais, renversais la tête en arrière, quêtant des baisers dans le cou en offrant ma gorge. Mais il me lâcha, recula d’un pas et tendit la main vers moi avec un laconique « votre culotte ». Son visage était impassible et ça contrastait tant avec la fièvre de notre baiser que je restais immobile. Je le fixais, le souffle encore court. Allais-je obéir si facilement ? Je savais qu’il me prendrait comme à la noce et je le voulais, mais étais-je pour cela son esclave ? Je le défiais du regard sans bouger, en souriant à peine. Un regard de la plus grande insolence dont j’étais capable.
Mon coeur battait à tout rompre. L’instant était décisif. Allait-il entrer dans une grande colère, me saisissant par les cheveux et me traînant au sol ? Avais-je envie de provoquer, justement, cette colère ? J’observais chaque frémissement de sa peau.
Il ne montra aucun signe d’agacement et me sourit en m’indiquant de le précéder dans l’escalier en bois, non sans me préciser qu’il faisait exception au bon usage car il désirait voir mon cul.

Je montais, décontenancée. Ma désobéissance n’avait obtenu aucun effet. A moins qu’il ne réserve sa colère pour plus tard ? J’entrais chez lui, fort gênée, espérant la proximité du sexe et des jouissances pour me détendre.

Il fut exquis. Déposa mon manteau sur un fauteuil, m’en désignant un autre pour m’asseoir. Il prit le temps de préparer un thé à l’anglaise, noir et amer, servi avec du lait. Je parlais peu et sentais la fraîcheur de ma culotte mouillée sur mes lèvres gonflées de désir. Je regrettais de ne pas la lui avoir donnée. Si je l’avais fait, il me prendrait peut-être à cet instant.

Alexandre menait une agréable conversation mondaine à laquelle je répondais distraitement. Je voulais qu’il me baise, pourquoi ne me baisait-il pas ? J’étais venue au restaurant, j’avais retiré mon maquillage et mes bijoux, j’avais pris son bras et maintenant j’étais chez lui, brûlante, humide, avide.

Je décidais d’agir.
– Pourquoi ne me baisez-vous pas ?
– Je vous baiserai, je vous baiserai tant que vous serez épuisée de jouir. Mais pas aujourd’hui.
– Parce que je ne vous ai pas donné ma culotte ?
– Oui, ma chère. Vous apprendrez l’obéissance, et c’est votre première leçon.

Je rougis violemment et murmurais :
– J’ai besoin de jouir, Monsieur, j’ai trop envie.
– Eh bien je vous en prie.

Il s’installa face à moi et m’ordonna de ne pas le quitter des yeux.
– Posez vos jambes sur les accoudoirs du fauteuil. Avancez votre bassin vers moi. Relevez votre robe, que je la voie enfin, cette culotte.

J’étais dans une position tout à fait indécente. J’eus à nouveau honte. Pourquoi ne se levait-il pas pour fouiller mon sexe et prendre mes seins ? Mon souffle s’écourtait et je ne quittais pas des yeux son regard limpide.

– Vous êtes très mouillée, Margaux. Je vous félicite, c’est prometteur. Ouvrez les boutons de votre robe et montrez-moi vos seins. C’est la dernière fois que vous portez un soutien-gorge en ma présence, avez-vous bien compris ?

Je hochais lentement la tête.
– Je vous ai posé une question et n’ai pas entendu de réponse. Ne détournez pas le regard et répondez de façon intelligible : avez-vous bien compris, Margaux ?
– Oui, monsieur.
– Qu’avez-vous compris ?
– Je ne porterai plus jamais de soutien-gorge en votre présence.
– C’est très bien. Sortez vos seins de cet accessoire inutile, maintenant, que je vois vos tétons dressés.

Il m’ordonna ensuite d’écarter le tissu mouillé collé sur mon sexe gluant et d’essuyer mes lèvres avec mes doigts. Je massais mon clitoris au passage, mon petit érectile hurlait de désir, mais Alexandre stoppa immédiatement mon geste et je compris que je devais attendre son autorisation pour jouir. J’avais envie de fermer les yeux pour m’abandonner au plaisir mais j’obéissais et regardais mon maître. A cet instant j’avais besoin d’orgasme comme de respirer, et ma jouissance était suspendue à la voix de cet homme.

– Essuyez votre chatte avec vos doigts et goûtez votre cyprine. Quel goût avez-vous ?
– Je suis salée, monsieur. Je crois. J’ai du mal à définir ce goût.
– Vous apprendrez. Quand je vous demanderai de vous goûter vous devrez le faire et me répondre mieux que cela désormais.
– Oui, monsieur.
– Pénétrez-vous avec deux doigts de votre main droite et ne bougez pas.
– S’il vous plaît, touchez-moi.
– Pas aujourd’hui. Mouillez abondamment votre index gauche de salive et introduisez-le dans votre cul. Prenez appui avec vos jambes sur les accoudoirs pour relever votre bassin, je veux voir votre petit trou s’ouvrir.
– Baisez-moi !
– Cessez de supplier et asseyez-vous sur votre doigt en l’enfonçant au plus profond possible. Et maintenant jouissez. Tout de suite.

Ces trois derniers mots étaient inutiles. En un instant je fus secouée du plus violent orgasme jamais ressenti. Je lui appartenais.

Lire le chapitre 3

4 réflexions au sujet de « Signes de soumission (2/10) »

  1. Ping : Signes de soumission (1/10) | Camille, Sophie, Hélène et les autres

  2. Ping : Signes de soumission (3/10) | Camille, Sophie, Hélène et les autres

  3. Ping : Signes de soumission (3/10) | Camille Sorel

  4. Ping : Signes de soumission (1/10) | Camille Sorel

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s