Colère cosmique

J’avais beau vouloir refermer le couvercle du cercueil sur cette sale histoire, il revenait toujours ajouter une pierre à ma peine, le salaud.
Il se montrait fort rare, mais ne se manifestait jamais pour rien ! Le sens de l’efficacité était infini chez cet homme.
Sans cesse à la frontière de l’amitié et du désir, il me maintenait depuis plus de vingt ans dans une brume qui me serrait au coeur. Quel ressort n’avait-il pas actionné pour me faire souffrir ? Je voudrais bien énumérer, mais ma parole, c’est si banal et triste que vous vous lasseriez.
Aujourd’hui, bien urbain, il prend de mes nouvelles, et m’annonce qu’il se trouve dans une situation un brin inconfortable : amoureux d’une femme, elle le ferait languir. Et moi je devrais quoi ? M’exclamer ou le plaindre ?
Dégage bien loin, mon vieux, aux confins du cosmos. T’as piétiné mon coeur, t’as bien joui de mon corps, va donc te faire foutre, comme tu m’as foutue.

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