L’ami grandissant

Ce n’était pas un amour car il ne le fallait pas.
Quand s’étaient-ils écrit pour la première fois ? Elle ne le savait plus.
Elle se souvenait juste du pouvoir qu’il avait immédiatement exercé sur elle.
Le premier ordre donné avec une douceur ferme.

– Enlève tes sous-vêtements, enfile une robe légère et sors. Je veux que tu te sentes nue. Que les hommes le voient, que tu n’en doutes pas.

Il émanait de lui tellement de force. Le genre d’homme contre lequel on s’appuie et qui enferme dans ses bras. Avec lui elle n’avait peur de rien, sauf d’une branche de noisetier fraîchement taillée, qu’il promettait de faire siffler pour elle.

– Sors tes tétons des bonnets de ton soutien-gorge et mets ton collier de perles dans ta culotte. Ne touche à rien tant que je ne t’en ai pas donné l’ordre.

Elle faisait comme il disait, joues rouges et lingerie mouillée. La nuit elle se masturbait frénétiquement en pensant à lui.

*****

Mois et années ont passé. Chemins de vie et fantasmes, ils échangent toujours. Il est fidèle et laconique. Les jeux se sont calmés, c’est l’heure de l’amitié, grandissante.

Demain, ils se reverront. Elle lui obéira.

 

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