Une rencontre trop sage

Nous sommes dans l’ascenseur. Je m’appuie au miroir, très près de toi, mon bras frôle le tien, mon trench coat est ouvert sur ma robe boutonnée. Je lève les yeux vers toi, les lèvres entrouvertes, et inspire ton parfum. Tu te places face à moi, me regardes une seconde, hésites encore un peu. Je me cambre, bombe la poitrine, et je saisis ta main, que je pose sur ma hanche.

Ton désir se libère soudain, avec autant de fougue qu’il était retenu.

De ta main sur ma hanche, tu me colles contre toi et tes lèvres me boivent. Ce n’est pas un baiser, ce sont nos souffles qui se mêlent, nos langues qui se frottent, nos salives ensemble. Mes mains courent dans ton dos, j’attrape tes hanches, tes fesses, je sens ton sexe raidir contre mon ventre en feu.

Un son de cloche synthétique et les portes s’ouvrent, nous libérant rougis, débraillés et hagards. J’ajuste mes cheveux, et toi, tu me souris.
« Viens. »
Tu m’entraines dans le parking souterrain et me plaque contre ta voiture. Notre avide baiser se poursuit. Tu attrapes mes seins, tu bandes contre moi, tu souffles, je gémis. Nous avons besoin de nous prendre, nous lécher, nous pénétrer, nous unir.

J’aventure ma main vers ton sexe raidi. Il faut que je te sente, que je te connaisse partout. Je voudrais te goûter. Tu râles à mes caresses, et déboutonnes ma robe, libérant un sein de la dentelle fine. J’ai peur que l’on nous voie !

Je referme ma robe et recule d’un pas. Entre mes cuisses, une fraîcheur me surprend : ma culotte est mouillée et la peau nue au dessus de mes bas est lubrifiée aussi. Dans quel état sommes nous ! Nous sommes animaux. Il faut que tu me possèdes, je suis femelle en rut, j’ai besoin de ton vit.

– Anders, je te veux tellement.
– Sophie, je veux te prendre.
– Quand ?
– Je dois partir…

– Pars donc.

Je prends ta main et la glisse sous ma robe. Je me sers de tes doigts pour essuyer ma vulve, sans te quitter des yeux. Ton soupir s’entrecoupe d’un hoquet de plaisir et tu portes tes doigts souillés à ta bouche. Alors lentement, je plie les genoux, mes yeux dans les tiens, et dépose un baiser sur ta braguette tendue. Je me relève et te quitte, sans me retourner.

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