Bucolique Yoni

J’étais à l’étable, une après-midi de printemps. Légèrement vêtue, je déplaçais de la paille, les gestes animés. J’étais fort joyeuse du soleil retrouvé, et du vent tiède entrant dans la remise. Je travaillais de si bon coeur que je ne vis pas entrer Edmond, le majordome de la maison. Dieu qu’il était canon, cet homme-là ! J’étais comme toutes les servantes : en pâmoison, à ses pieds.
– Bonjour, fermière, auriez-vous vu votre Paul ?
– Madame l’a sonné, pour lui donner des ordres. Il ne reviendra pas vite, elle en avait des wagons.
– C’est ennuyeux, j’ai trouvé cet objet. Comme Paul est ébéniste, j’ai pensé qu’il saurait où je dois le ranger.

Il me montra un petit sac gris et en dénoua le ruban. A l’intérieur, un oeuf en bois clair, extrêmement lisse, d’une douceur de pêche. Il me le tendit :
– Secouez-le. Vous entendez ? Il contient une perle.

Sourire entendu d’Edmond. Le diable savait tout.
Quelques instants plus tard, l’oeuf au chaud, à sa place, je découvris ravie le mât tendu d’Edmond. Mes hoquets de jouissance, ses râles de plaisir !

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